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D1 féminine : L’OL remporte le choc face au PSG et prend le large

Et à la fin c’est l’OL qui gagne. Le Paris SG a eu beau tenter, il n’est pas parvenu à sauver un point. Avec cette victoire 1-0, Lyon est désormais bien lancé sur la route de son quatorzième titre consécutif.

C’était une finale avant l’heure. Même si le championnat n’en est même pas encore à sa moitié, la domination dont font preuve l’Olympique Lyonnais et le Paris Saint-Germain depuis le début de la saison faisait de ce match une confrontation capitale. Le champion l’a logiquement emporté chez lui, sur la plus petite des marges (1-0) grâce à un but de Saki Kumagai. Un score peut-être frustrant pour le PSG qui se retrouve deuxième au classement et repoussé à trois points. Mais il manquait définitivement quelque choses aux joueuses de la capitale pour espérer mieux.

L’Olympique Lyonnais n’était peut-être pas aussi impressionnant que lors d’autres rencontres. Après avoir déjà encaissé quelques buts dernièrement et concédé un nul chez le dernier du classement, l’OL se présentait face au PSG sans Wendie Renard, sa tour de défense qui sait se muer en buteuse. Une joueuse particulièrement précieuse sur les coups de pieds arrêtés, arme majeure des Lyonnaises.

Après une demi-heure de jeu seulement, l’attaquante Eugénie Le Sommer, porteuse du brassard, est contrainte de céder sa place. En face, le PSG affiche son équipe type et répond aux assauts lyonnais. Pouvant compter sur des joueuses d’une très grande qualité, notamment les internationales Kadidiatou Diani, un temps annoncée blessée, et Marie-Antoinette Katoto en attaque, les Parisiennes doivent croire en leur chance.

30 661

Le nombre de spectateurs de la rencontre, nouveau record en D1 Arkema.

Malgré cela, les Lyonnaises prennent rapidement le contrôle de la rencontre, affichant leur supériorité technique, notamment au milieu de terrain. Malgré les absences, le banc du champion de France est si fourni que Lyon fait toujours aussi peur. Les Parisiennes ont du mal à progresser, à se trouver, et commencent à tenter quelques longs ballons qui ne donnent rien. Les Lyonnaises, devant une affluence de 30 661 spectateurs, nouveau record en la matière, restent sereines.

La mi-temps est sifflée sur un score nul et vierge, et récompense la résistance des Parisiennes, alignées en défense avec Morroni, Dudek, Paredes et Glas, devant une Christiane Endler rassurante. L’entraîneur Olivier Echouafni se montre satisfait à la pause, et rêve de surprendre le tenant du titre.

Le match bascule en quelques minutes

Tout se décante dès le retour des vestiaires. En un instant, les Lyonnaises accélèrent. Forcent les Parisiennes à commettre des fautes, comme Formiga qui prend un jaune (47e). Obtiennent un corner, frappé par Marozsan et qui trouve la tête puissante de Kumagai pour l’ouverture du score (49e). Puis frappent sur la barre, par l’intermédiaire de Delphine Cascarino (51e). La tornade s’est abattue sur le club de la capitale et Endler a été cette fois impuissante. La différence est faite.

Quelques minutes après, c’est la capitaine parisienne, Paredes, qui est sanctionnée d’un carton jaune. Les Parisiennes plient de plus en plus, mais repartiront de l’avant en fin de rencontre. Les Lyonnaises ne sont pas cette année en démonstration et doivent également défendre dans un dernier quart d’heure plus disputé. Elles ont malgré tout eu la maîtrise de la rencontre. Buchanan a sauvé une belle occasion parisienne à la 76e et Lyon est reparti avec les trois points.

Paris reste la meilleure défense du championnat mais n’a pas trouvé la faille, malgré quelques tentatives. Elles ont fait mieux que résister face aux Lyonnaises, mais devront encore faire plus pour espérer remporter ce type de rencontres. La domination au milieu du terrain a été majoritairement remportée par Lyon, même si les Parisiennes se sont bien réorganisées au fur et à mesure de la rencontre. Il manquait peu de choses, et Lyon s’impose sur la plus petite des marges, mais l’écart existe encore. Sera-t-il comblé prochainement ? Dur à prédire. Mais pour le moment c’est sûr, les Lyonnaises restent premières.

Jérôme Flury

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