lundi, septembre 20, 2021

D2 féminine saison 2020-2021 : concurrence accrue !

La D2 s’annonce très disputée cette saison. Année après année, ce sont des équipes plus expérimentées qui se disputent les précieuses places pour l’élite. Et les petits nouveaux rêvent déjà en grand.

Des relégués ambitieux

Le Lille OSC et Rodez, relégués à l’issue de la saison 2018-2019 ne sont pas remontés en D1 Arkema immédiatement, et sont rejoints cette année par le FC Metz et l’Olympique de Marseille. Ces quatre clubs auront la volonté de retrouver l’élite au plus vite, et ils ne sont pas les seuls à déjà avoir connu la D1 récemment. Saint-Etienne a été relégué en D2 en 2017, l’ASPTT Albi en 2018 et plusieurs équipes possèdent des effectifs très intéressants.

Le LOSC par exemple, peut compter sur sa jeunesse, notamment en défense, avec Émeline Saint-Georges (19 ans), Mégane Jacaton (19 ans), Perrine Ruffelaere (19 ans) et Éva Frémaux (18 ans), sans oublier la pépite Carla Polito (20 ans). Et si le FC Metz accuse plusieurs départs (Melissa Godart, Charlotte Lorgeré) depuis sa relégation, le club lorrain comme l’OM resteront de sérieux concurrents cette année.

De solides habitués

D’autres équipes sont présentes à ce niveau depuis plusieurs saisons et comptent bien y rester, à défaut de mieux. Vendenheim est en D2 depuis sa relégation en 2013, Yzeure de même depuis 2014, tout comme Arras, depuis 2015. Trois clubs qui sérieux, qui ont connu la D1 et restent de solides adversaires.

Autre club passé par la D1 récemment, même si ce ne fut que lors d’une brève saison 2014-2015, Nîmes est depuis revenu en D2 où il fait bonne figure. Dans le même groupe, l’ESOF Vendée La Roche-sur-Yon est un historique, souvent prétendant à la montée. Autre club réputé et au palmarès conséquent : le VGA Saint-Maur, six fois champion de France, est présent en D2 depuis 2017.

Nancy, relégué une fois en 2017, reste un club régulier au sein de l’antichambre de l’élite et souhaite forcément s’y maintenir. Brest aussi, présent depuis 2016, termine toujours en milieu de tableau. C’est également le cas de Grenoble, qui figure depuis plusieurs années en D2 et se montre régulier dans ses performances, malgré une dernière saison plus difficile. Il faut aussi ajouter un historique de retour depuis peu, Orléans.

Des sections qui progressent vite

En Haute-Savoie, le Thonon Évian Grand Genève Football Club a les dents longues, avec raison. « D’ici deux ans, je pense qu’on pourra viser la D1 », glisse le directeur sportif, Olivier Chavanon pour France Football. L’équipe a enchaîné les montées.

Montauban, club jeune, affiche également des résultats à la hausse et vient de conclure cette saison à une belle 5e place, à un point seulement du 2e ! Quant aux Bretonnes de Saint-Malo, arrivées en D2 en 2014, elles n’ont jamais terminé au-delà de la 7e place et se mêlent régulièrement à la lutte pour les premières positions.

De grands clubs qui se conjuguent au féminin

Le FC Nantes a fait sensation ces derniers mois pour sa première saison en D2 féminine et compte bien monter le plus rapidement possible. La section du club aux 52 saisons en Ligue 1 existe depuis des années, mais depuis peu les envies de montées sont devenues prégnantes et le recrutement a suivi. La récente signature de Charlotte Lorgeré confirme cette envie de D1 qui pourrait très vite se réaliser.

Du côté de Nice, 61 saisons en Ligue 1, nulle volonté de griller les étapes, mais le club s’est sauvé pour sa première saison en D2. Autre club historique en France, le Racing de Strasbourg, 59 saisons en Ligue 1 et qui compte depuis peu une section féminine, rejoint la D2 pour la première fois de son histoire. Si les ambitions resteront modestes, l’équipe alsacienne compte bien s’installer durablement à cet échelon.

Le Racing Strasbourg fait partie des quatre équipes promues cette année d’une manière singulière : 12 formations qui ont terminé première en R1 mais seules quatre ligues ont été désignées par la Fédération en s’appuyant sur leur ancienneté en D1 et D2 sur les trois dernières années et sur le nombre de licenciées pratiquantes. Les quatre ligues concernées ont ensuite eu la possibilité de désigner les équipes promues sur la base de ces critères.

C’est la raison pour laquelle de nombreux clubs, s’estimant lésés, avaient créé une pétition en faveur de la ré introduction d’une troisième division l’an prochain. Toujours est-il que Le Puy en Velay (Auvergne Rhône-Alpes) et Mérignac Arlac (Nouvelle Aquitaine) accompagnent Nîmes Métropole Gard (Occitanie) et le Racing Strasbourg (Grand Est) dans l’ascenseur vers la D2.

Jérôme Flury

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