Compétition internationale, Engagement

L’égalité salariale gagne du terrain

Plusieurs bonnes nouvelles ont émergé d’un coup ces derniers jours : le Brésil et l’Angleterre ont annoncé une égalité entre joueuses et joueurs en ce qui concerne les primes de compétition. La France ne suit cependant pas cet exemple.

Deux bonnes nouvelles pour le prix d’une : quelques heures après la Confédération brésilienne, la Fédération anglaise a annoncé une rémunération égale au sein des sélections de football nationales. Le 2 septembre, le président de la Confédération brésilienne de football, Rogerio Caboclo a annoncé que depuis mars, les primes et salaires versés aux joueuses et aux joueurs de la sélection nationale étaient les mêmes. Lorsqu’une joueuse est appelée pour revêtir la tunique jaune, elle reçoit la même paie que son homologue masculin.

« L’an prochain, elles gagneront les mêmes primes que les hommes lors des Jeux olympiques. Et lors de la prochaine Coupe du Monde, les primes seront les mêmes, proportionnellement à ce qui est attribué par la FIFA », a expliqué Rogerio Caboclo.

La Suédoise Pia Sundhage, qui occupe le poste de sélectionneuse du Brésil depuis juillet 2019, s’est réjouie de la nouvelle. « J’espère que tout le monde arrive à voir le sourire dans mes yeux (elle portait un masque en conférence de presse). C’est historique. C’est très spécial de pouvoir faire partie de tout ça. Nous allons travailler avec ardeur, je suis chanceuse. »

Une rareté au niveau mondial

Après cette annonce qui a fait grand bruit dans cette quête d’Equal Pay, Equal Play, l’Angleterre n’a pas tardé à révéler que ce principe est également appliqué au sein de ses sélections. Une rémunération égale était en place au sein depuis janvier 2020. Un représentant de la Fédération a affirmé que joueuse et joueur reçoivent exactement la même prime lorsqu’ils jouent pour l’Angleterre.

Pour le moment, les nations a avoir mis en place un tel mécanisme égalitaire se comptent sur les doigts d’une main : L’Angleterre rejoint le Brésil, la Norvège, l’Australie et la Nouvelle-Zélande. Aux Etats-Unis, ce combat de longue date n’a pas encore abouti, au grand dam des championnes du monde. Et en France ? « Leur homologue française préfère mettre en avant l’équité et l’égalité dans les conditions d’entraînement et de préparation« , avance le Parisien. La France semble avoir du mal à emboiter le pas sur ces questions alors que le championnat national n’est par ailleurs toujours pas professionnel.

Jérôme Flury

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