Compétition internationale, Engagement

La sélection américaine obtient l’égalité sur les conditions de travail

La sélection américaine obtient l'égalité sur les conditions de travail mais pas sur les salaires

L’accord trouvé entre la fédération américaine et la sélection féminine sur une égalité totale des conditions de travail a été approuvé par un juge de Los Angeles lundi. Les championnes du monde vont désormais faire appel pour obtenir l’égalité salariale.

C’est un combat de longue date que les championnes du monde sont en train de partiellement remporter. Vingt-huit joueuses de la sélection féminine américaine avaient déposé une plainte contre leur fédération en mars 2019 pour discrimination sexiste. Elles demandaient l’égalité parfaite avec les hommes sur deux volets : les conditions de travail et les salaires.

Ce lundi, elles ont obtenu gain de cause sur le premier, à savoir les conditions de travail. Cela concerne notamment les vols, les hôtels, le choix des sites et du personnel d’encadrement. Les joueuses avaient trouvé un accord avec la fédération des États-Unis en décembre. Le juge fédéral de Los Angeles, Gary Klausner, a approuvé cet accord qui octroie le même traitement aux équipes féminines et masculines.

« Nous avons franchi une première étape »

« Je pense que nous avons franchi une première étape pour les femmes dans le sport », a réagi la superstar Megan Rapinoe, qui est devenue l’une des icônes de la lutte pour l’égalité femmes-hommes aux USA, à la veille du match remporté (2-0) face à la France au Havre.

Les Américaines voient encore plus loin et prévoient désormais de remporter la deuxième bataille, plus difficile celle-là, sur les salaires. Le juge Gary Klausner les avait débouté d’une demande visant à instaurer l’égalité salariale entre les internationaux masculins et féminins. Ces dernières avaient réclamé 66 millions de dollars de dommages et intérêts pour compenser l’écart de rémunération perçu entre les joueuses et les joueurs lors des dernières Coupes du Monde.

« Nous avons l’intention de faire appel de la décision de la Cour sur l’inégalité des salaires, qui ne tient pas compte du fait que les joueuses ont été payées à des taux inférieurs à ceux des hommes qui font le même travail », a précisé la porte-parole Molly Levinson auprès de l’AFP.

La fédération américaine s’explique

De son côté, l’instance américaine a publié un communiqué pour réagir aux nouvelles sollicitations de sa sélection féminine sur les questions d’égalité. « Nous avons offert à l’équipe nationale féminine la compensation identique à celle fournie à nos joueurs masculins pour tous les matches gérés par la Fédération. Malheureusement, elle n’a pas accepté notre offre ni notre invitation de longue date à nous rencontrer pour essayer de trouver une solution, à moins que nous n’acceptions d’abord de combler la différence entre les rétributions des Coupes du monde masculine et féminine, qui sont déterminées, contrôlées et payées par la FIFA. Notre demande de rencontre tient toujours et nous espérons que l’équipe féminine l’acceptera très bientôt ».

En substance, la Fédération se dit prête à verser la même somme aux femmes et aux hommes lors des trêves internationales. Et donc à l’occasion des rencontres amicales ou officielles qu’elle organise. Mais elle refuse de payer les 66 millions de dollars demandés par les joueuses. La fédération argue que les inégalités de rémunérations lors des Mondiaux sont du ressort de la FIFA.

Mickaël Duché
Photo © USWNT

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