Ce 12 janvier, la Ligue féminine du football professionnel (LFFP) a dévoilé les statistiques de la première partie de saison de l’Arkema Première Ligue, qui signe des affluences record dans les stades français et à la télévision.
Doucement mais sûrement, l’Arkema Première Ligue gagne du terrain. Ce 12 janvier, la Ligue féminine du football professionnel (LFFP) a dévoilé des affluences record sur la première partie de saison : 137 683 supporters, soit 2 086 en moyenne par match. Lors de la saison précédente (2024-2025), ce sont 100 963 spectateurs qui avaient fait le déplacement pour les matches aller, soit une progression de 33 %, et même de 81 % par rapport à la saison 2023-2024.

Parmi les locomotives de cette dynamique, le FC Nantes fait figure d’exemple. La confrontation face à l’Olympique de Marseille lors de la 10e journée a attiré 17 491 spectateurs, un record. Les Canaries ont remis ça contre le Paris FC (4e journée) devant 13 454 personnes. Sur la troisième marche du podium, les Lensoises, opposées au PSG lors de la première journée, ont joué devant 10 712 supporters.
Et quand les supporters ne peuvent pas se rendre au stade, ils se branchent sur leurs écrans. La LFFP note également une nette hausse des audiences télévisées. Sur la phase aller, 733 672 téléspectateurs ont suivi les rencontres, soit 16 674 en moyenne par match. Une envolée comparée à la saison dernière, qui plafonnait à 409 116 téléspectateurs (9 298 par match). Sur ce terrain, l’OL fait la course en tête : 47 564 téléspectateurs pour Lens–OL, 46 811 face à l’ASSE et 41 367 contre Le Havre.
Pourquoi un tel boom ?

Le football féminin attire de plus en plus de monde. Cela s’explique notamment par l’ouverture des grands stades aux sections féminines, à l’image des Nantaises qui enchaînent les victoires à la Beaujoire. « Tout le monde en profite, joueuses et staff. Je conçois le football comme un partage d’émotions, un spectacle à faire vivre. Plus tu as la chance de le faire vivre devant du monde, plus le partage est intéressant. Si tu joues devant 50 personnes, ce n’est pas pareil », explique Nicolas Chabot, coach nantais.
« En deux ans, on va quasiment doubler le nombre de matches disputés dans les grands stades. Nous sommes satisfaits que les clubs nous suivent car, en juillet, on a construit le calendrier en prenant en compte leurs demandes », confie Paul-Hervé Douillard, directeur général de la LFFP, dans les colonnes de la FFF.
Un phénomène encore plus marqué chez nos voisins européens, qui ont pris une (grosse) longueur d’avance. En Allemagne, la Bundesliga féminine remplit déjà les enceintes. Concrètement, 57 762 spectateurs étaient présents à l’Allianz Arena pour Bayern Munich–Bayer Leverkusen en septembre dernier. Même constat en Angleterre, où la FA Women’s Super League frappe fort : 60 000 supporters ont garni l’Emirates Stadium pour Arsenal–Manchester United en février 2024. Un exemple à suivre pour le championnat français.
Photo : PSG féminin
