En arrêtant deux tirs au but contre l’Olympique Lyonnais, la gardienne Ann-Katrin Berger a bien aidé son club de Chelsea à valider son billet pour les demi-finales de la Ligue des champions féminine. Et cela peu de temps après avoir vaincu le cancer une deuxième fois.
Il y a un supplément d’âme à Chelsea. Qui fait que même lorsque l’équipe n’est pas dans un grand soir, les joueuses du club de Londres sont capables de petits miracles. Contre l’OL en quart de finale de Ligue des champions féminine, elles ont peut-être aussi eu un coup de pouce du destin, avec un penalty au bout du temps additionnel pour éviter de prendre la porte.
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Mais c’est aussi Ann-Katrin Berger qui, en repoussant deux tirs au but, a largement contribué à cette qualification. Et le symbole est grand. La gardienne avait appris l’été dernier qu’elle subissait une rechute de son cancer de la thyroïde, dont elle avait été diagnostiquée en 2017.
Mjelde, autre retour précieux
Et comme quelques années plus tôt, la gardienne a vaincu la maladie. Titulaire lors des deux parties contre Lyon, l’Allemande a été déterminante dans la qualification de son équipe. Elle n’est pas la seule. « Quels nerfs d’acier Maren! », tweetait ainsi la gardienne à l’issue de la rencontre.
Elle ne s’y trompe pas : Maren Mjelde, qui traverse une saison compliquée (4 matchs en championnat seulement, Périsset ayant pris sa place), a marqué le penalty de l’égalisation puis le premier tir au but. À 33 ans, la Norvégienne a rappelé toute son importance. Il y a quelque chose de spécial à Chelsea. De quoi faire trembler Barcelone en demie ?
Jérôme Flury
Photo ©Ann-Katrin Berger