Des promesses, des confirmations, des blessures : le bilan de la coupe des championnes 2026

Footeuses était à Londres du 28 janvier au 1er février pour couvrir la phase finale de la coupe des championnes 2026. Que retenir du tournoi ?

Une finale d’anthologie

Arsenal a remporté le trophée, ce qui semblait assez logique sur le papier. Mais dans les faits, les Corinthians ont failli créer une grosse surprise. Les Brésiliennes, fidèles à elles-mêmes, ont fait preuve de ténacité et d’une grosse force athlétique, pour écarter en demies Gotham avant de pousser le champion d’Europe en prolongations.

Permettant à des styles de football différents de se faire face, ce tournoi a rappelé que le football féminin s’homogénéise sur les divers continents. Certes, l’AS Far a souffert, encaissant 10 buts au total et n’en marquant aucun sur ses deux matchs. Mais les Marocaines ont montré des séquences collectives intéressantes et n’avaient qu’une envie en fin de tournoi : revenir à l’avenir, pour montrer leur progrès. Elles payent surtout cash des erreurs défensives, ayant concédé un penalty à chaque match assez tôt.

Côté Corinthians, le niveau de jeu affiché est plus que prometteur et leur public de feu a assuré en tribunes, malgré le temps maussade en finale. Arsenal a géré mais la prochaine édition s’annonce déjà intéressante…

Du talent un peu partout

Frida Maanum a été élue joueuse de ce « final four » mais plusieurs joueuses se sont montrées à l’occasion du tournoi. À commencer par Sanaa Mssoudy (AS Far), qui a fait parler sa technique et son sens du but. Elle a posé des problèmes aux adversaires. Côté Gotham, frustré par sa demi-finale, la jeune Khyah Harper a illuminé le match pour la médaille de bronze en allant marquer seule pour ouvrir le score.

Arsenal a aussi confirmé, avec une Russo presque trop facile en demi-finale (doublé) et une Olivia Smith deux fois buteuse, sans forcer non plus son talent. Derrière, Lotte Wubben-Moy s’est montré autoritaire tandis qu’au milieu, Caldentey et Maanum ont été brillantes sur l’organisation du jeu. Enfin, leur recrue Smilla Holmberg risque de faire du bien. Titulaire en demie, elle a impressionné par ses courses et appels répétés dans le couloir droit de la défense, restant aussi attentive à la récupération. Déjà très à l’aise.

Encore de la casse…

« À la fin, ce n’était plus possible et ce soir, je pense que je vais encore avoir mal… » Anissa Lahmari s’est blessée 48h avant la petite finale du tournoi et le match rugueux contre Arsenal n’a pas aidé, bien au contraire. La Marocaine a suivi le match de dimanche depuis le banc… tout comme Rose Lavelle côté nord-américain. La star des États-Unis est sortie sur blessure en toute fin de demi-finale et inquiète.

Plusieurs duels ont laissé des traces dans les quatre matchs au menu. Arsenal est champion, mais à quel prix ? Sa gardienne Anneke Borbe est sortie sur civière à quelques instants de la fin de la prolongation en finale, après avoir été percutée par une de ses défenseures.

Quelques secondes plus tard, Taylor Hinds venait récupérer sa médaille de vainqueure… en béquilles. Son pied gauche immobilisé, la faute à une blessure à l’entraînement.

Encore du boulot sur la communication

La mauvaise surprise vient peut-être de la communication autour du tournoi. Hormis aux abords des stades, aucune affiche dans la capitale anglaise sur cette Women’s Champions Cup. Si les joueuses d’Arsenal sont célébrées et mises en avant, notamment dans des campagnes publicitaires et sur les murs de l’Emirates, seuls 4 taxis semblaient être aux couleurs de l’événement. Pas beaucoup… 25 000 spectateurs étaient présents dimanche pour la finale (disputée sous une météo difficile) mais ce nombre plus qu’honorable aurait sans doute pu être plus élevé encore.

Jérôme Flury

Photo ©Jérôme Flury

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