Ilona Commaret nous a accordé un entretien juste avant les qualifications pour l’Euro de futsal, qui se déroulent à partir de ce mercredi pour les Tricolores en Slovénie.
Ilona, comment s’est déroulé votre stage de préparation ?
On s’est retrouvé mercredi dernier, on était ensemble jusqu’à dimanche. Après une matinée de repos, cinq filles sont restées, puis le soir, les quinze restantes se sont rejoint. Ce lundi matin, on a pris notre vol pour Ljubljana puis le bus pour rallier la ville de la compétition, Podcetrtek… Dur à prononcer (rires).
Durant la semaine, nous avons eu une bonne ambiance de travail. Comme toujours avec ce groupe qui s’entend bien, qui a envie de grandir ensemble, d’apprendre. C’était un stage de préparation où on s’est fixé des objectifs pour nous. Individuellement et collectivement, afin de se fixer sur les échéances qui arrivent, là, ce tour principal de qualification, et donc se fixer aussi des objectifs sur nos futurs adversaires dont la Lettonie qui arrive vite.
Vous avez réussi à avoir des infos sur vos adversaires, des vidéos ?
Nous n’avons pas encore fait de séance collective de vidéo, le staff nous transmet des vidéos pour qu’on travaille toutes dessus. On le fera sûrement les jours de match. On a pu faire chacune individuellement du travail dessus. Nous avons eu plus d’images de la Slovénie, qu’on avait déjà rencontré et l’Irlande du Nord aussi, les filles l’avaient croisée au tour principal de qualification pour la coupe du monde, j’étais blessée pour ma part. Par contre, la Lettonie, personnellement, je n’ai pas d’infos.
Comment préparez-vous ces trois rencontres, vous vous concentrez surtout sur votre jeu ?
On se base sur notre jeu, on ne va pas le perdre, mais on fait aussi en fonction de ce qui va nous être proposé en face. Ce seront des nations qui vont se ressembler sur le plan du jeu, qui vont chercher dans notre dos, on a bossé sur notre bloc. Notre projet de jeu reste d’avoir de l’impact sur l’adversaire.
Vous avez pu découvrir la salle ? Les conditions ont l’air bonnes ?
On vient de finir une séance de reconnaissance, pour récupérer aussi de la journée de voyage. On verra plus demain l’état du gymnase ce mardi, la séance était courte. Après, le parquet, on l’a vu, les autres nations se sont aussi entraînées dessus, c’est un beau parquet. La salle est correcte, plutôt belle et récente.
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À titre personnel, comment se passe votre saison à Montaigu Vendée côté futsal ?
C’était une saison ‘défi’ que je m’étais fixée. Ce n’était pas facile de partir aussi loin, c’était le bout du monde pour moi ce côté de l’Hexagone. C’était une décision difficile à prendre, que je voulais prendre pour passer ces caps, que j’ai réussi à passer au fil de la saison. Jusqu’ici, c’est une bonne saison. On a passé plusieurs de nos objectifs, notamment la qualification en huitièmes de la coupe de France. Et en championnat, la montée en D1 se jouera le 28 avril.
Vous restez sur un doublé en sélection, pensez-vous que ces qualifications européennes peuvent vous faire franchir un cap chez les Bleues ?
J’ai mes objectifs bien sûr, après, on pense surtout à se qualifier déjà. On fera les comptes après. Oui, ce qu’on a proposé contre l’Ukraine avec deux bonnes performances, est à confirmer.
Vous allez enchaîner trois matchs en quatre jours, vous savez bien le gérer, quels sont vos conseils de récupération ?
On est très bien accompagnées de ce côté-là, les kinés s’occupent de nous, on aura les bains froids directement après le match mercredi. Puis douche, repas, penser vite au match du lendemain. C’est clair que le suivant viendra vite, moins de 24 heures plus tard, donc il faudra récupérer, dormir, recharger les batteries avec l’alimentation, l’hydratation. L’enjeu est de redescendre vite sur les émotions, d’arriver à switcher entre les deux matchs pour garder le cap.
L’enchaînement que vous aviez vécu il y a un an à Besançon est très utile en ce sens ?
C’est une expérience qui nous sert, on était la plupart à être présentes sur ces qualifications, ce tour élite. Les filles l’avaient aussi vécu lors du tour principal en Tchéquie. Même en Serbie, sur une compétition amicale, nous avions enchaîné des matchs. C’est un rythme à prendre. Il faut savoir récupérer entre les matchs.
Vous avez une belle force de frappe offensivement, vous vous dites qu’il y a un coup à jouer ?
On progresse, individuellement et collectivement. C’est notre troisième saison, on avance et on verra le résultat dans une semaine…
Le programme des qualifications
Mercredi 18 mars 2026 :
17h15 : Irlande du Nord – Slovénie
20h15 : France – Lettonie (en direct sur YouTube FFF)
Jeudi 19 mars 2026 :
16h00 : Irlande du Nord – France (en direct sur YouTube FFF)
18h45 : Slovénie – Lettonie
Samedi 21 mars 2026 :
15h00 : Lettonie – Irlande du Nord
17h45 : Slovénie – France (en direct sur YouTube FFF)
Jérôme Flury
Photo ©Jérôme Flury
