La relégation du SGS Essen, acté lors de la dernière journée de Bundesliga annonce la fin d’une ère dans le football féminin allemand.
Loin est le temps de Potsdam, Duisbourg ou Francfort
2026-2027 sera la première saison de Bundesliga où l’intégralité des participants sera adossée à un club professionnel masculin. Longtemps précurseurs dans le football féminin allemand, les « reinen Frauenklubs », nom donné aux clubs professionnels exclusivement féminins, ont dominé la Bundesliga. On pense tout de suite au Turbine Potsdam, à Duisbourg ou encore au FFC Francfort, évoquent notamment les premières épopées européennes des années 2000 (six titres à eux trois sur les dix premières éditions de la LDC).
Mais le football allemand a vu les clubs masculins investir dans leurs sections féminines à l’image du Bayern et Wolfsburg dès la fin des années 2000. Alors que Duisbourg avait mis la clé sous la porte en 2013, que Francfort se faisait absorber l’Eintracht en 2020, sans mentionner tous les clubs indépendants moins réputés, les noms connus du ballon rond Outre-Rhin comme le Bayer Leverkusen, le Werder Brême ou Fribourg y ont progressivement fait leur nid. Malgré les dernières résistances du SC Sand ou Potsdam ces dernières années, et jusqu’à cette saison Essen, une page se tourne définitivement.
Schüller, Dallmann, Anyomi et Oberdorf y ont été lancées
Même s’il n’a jamais remporté de titre, le SGS Essen a quand même passé 22 années consécutives dans l’élite. Le club de la Ruhr a aussi atteint deux fois la finale de Coupe d’Allemagne (2014 et 2020). Même s’il quitte la Bundeglisa, il fait partie intégrante du paysage footballistique allemand pour sa formation. Les attaquantes de la sélection allemande Léa Schüller et Nicole Anyomi y ont été formée. D’autres y sont passées pour lancer leurs carrières, à l’image de Linda Dallmann, Sara Doorsoun ou plus récemment Lena Oberdorf et Carlotta Wamser.
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En parallèle, Stuttgart et Mayence monte dans une Bundesliga féminine qui ressemblera fortement à son homologue masculine la saison prochaine, aux exceptions près de Nuremberg, dont la section masculine est en D2, et de Wolfsburg, qui vient d’y descendre. Reste à voir si avoir toutes ces équipes aux noms plus connus du grand public est bien la meilleure stratégie pour le football féminin allemand sur le long terme.
Julien Helle-Nicholson
Photo © Michael Gehrmann / SGS Essen
