Face à la référence absolue du football féminin français, Toulouse n’a pas démérité dans l’engagement. Mais punies d’entrée et dominées, les promues s’inclinent logiquement face à l’armada de l’OL Lyonnes (5-0).
Cueillies à froid dès la 3ème minutes, les Violettes concèdent l’ouverture du score sur un coup franc direct, signé Benyahia, consécutif à une faute précoce de Swierot (1-0). Malgré cette entame délicate, les Toulousaines s’appuient autour d’un bloc bas et discipliné, repoussant les vagues rhodaniennes pendant près d’une demi-heure. Le verrou toulousain finit toutefois par sauter une seconde fois. Suite à un mouvement amorcé par Becho et Brand, Hegerberg ajuste la gardienne pour doubler la mise (2-0, 28’). Sept minutes plus tard, sur une transition supersonique, Becho récidive à la passe, pour offrir à Chawinga le but du break (3-0, 35’). À la pause, lestées de trois buts de retard et de deux avertissements, les Toulousaines regagnent le vestiaire sonnées.
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Une timide révolte avant le coup de massue final
Sans complexe en début de seconde période, le TFC affiche de bien meilleures intentions. Plus agressives dans les duels, les Violettes se créent même quelques opportunités notables, Rasmussen tente le duel avec Renard sur une percée tranchante (60’), avant qu’un centre menaçant de Conesa ne pousse Endler à une rare faute de main (67’). C’est le banc lyonnais qui va faire la différence dans le dernier tiers du match. Tout juste entrée en jeu, Katoto déstabilise l’arrière-garde toulousaine pour servir Joseph, sans pitié à bout portant (4-0, 76′). En gestion mais toujours clinique, l’OL Lyonnes corse définitivement l’addition, par le biais de Weir. Sa frappe lointaine ne laisse aucune chance à la gardienne (5-0, 84’). Un score sévère qui illustre l’écart entre le très haut niveau continental et l’apprentissage de l’élite, même si les séquences offensives toulousaines en seconde période offrent de vrais motifs d’encouragement pour la suite.
Loïc Galeau
Crédit photo : @ol__lyonnes
