Après l’affaire d’espionnage, la Fifa a décidé de sanctionner le Canada, futur adversaire des Bleues et tenant du titre en lui retirant six points. Les membres du staff impliqué sont eux aussi sanctionnés avec une suspension.
Une lourde sanction
Peu avant le commencement de ces Jeux olympiques Paris 2024, l’équipe canadienne a été surprise en cours d’espionnage des entraînements de la Nouvelle-Zélande à l’aide d’un drone. Par la suite, elle a ainsi subi de lourdes sanctions imposées par la Fifa, à la veille de leur rencontre contre les Bleues.
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Cette pénalité retire six points au Canada, ce qui compromet sérieusement leurs chances, bien qu’elles puissent encore espérer une qualification en tant que meilleures troisièmes si elles remportent toutes leurs rencontres. Du côté du staff, la sélectionneuse canadienne Bev Priestman, ainsi que deux membres du staff : le pilote du drone Joseph Lombardi et l’entraîneuse adjointe Jasmine Mander, sont également suspendus de toute activité liée au football pour une durée d’un an.
Le Canada envisage de faire appel
Dans un communiqué, le directeur général du Comité olympique canadien David Shoemaker a exprimé sa tristesse pour les joueuses soulignant qu’elles n’avaient joué aucun rôle dans cette affaire. Il a également indiqué que la Fédération de football canadienne explorait les options d’appel contre cette sanction jugée « excessivement punitive ».
Après le match contre la Nouvelle Zélande, la défenseure canadienne Vanessa Gilles s’est confiée sur cette polémique : « Comme Canadienne, ce ne sont pas nos valeurs, notre pays. Nous ne sommes pas des tricheuses. Cela a été très dur, mais en tant que joueuses nous avons su être soudées », avant d’ajouter « c’est quelque chose qui va nous suivre pendant longtemps ».
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Les Bleues ne se laissent pas déstabiliser
Lors d’une conférence de presse samedi après-midi, la défenseure des Bleues Elisa De Almeida a évoqué la présence de brèves discussions sur cette polémique entre les joueuses et s’est exprimée au nom des Bleues en étant « un peu choquées ». De son côté, la gardienne Constance Picaud a affirmé qu’elle « n’aimait pas les tricheurs », tout en attendant les conclusions de l’enquête avant de se prononcer davantage. La Fédération Française de Football (FFF) n’a pas souhaité commenter cette décision.
Les Françaises affronteront le Canada aujourd’hui, à 21 heures, à Saint-Étienne. Rencontre à suivre sur France 2.
Photo © Canada Soccer