Bleues : Au bon souvenir des Pays-Bas 

L’Équipe de France poursuit sa route vers la Coupe du Monde au Brésil et trouvera sur son chemin, les Pays-Bas (14 et 18 avril), qu’elle affrontera d’abord à Breda, ensuite à Auxerre. Si les Bleues connaissent bien leur adversaire qu’elles avaient battu 5 à 2 il y a moins d’un an à l’Euro, pas question de se reposer sur leurs lauriers. 

Les Bleues vont tenter de poursuivre leur marche en avant. Les joueuses de Laurent Bonadei, bien engagées dans leurs phases de qualification pour la Coupe du Monde au Brésil – elles sont premières du groupe A2 – tenteront d’engranger les précieux points qui les mèneront au Stade Maracana l’été prochain. Se dressera dès mardi sur leur route, les Pays-Bas, un adversaire qu’elles ont rencontré à l’Euro en Suisse l’été dernier et qu’elles avaient balayé (5-2) grâce à une force de frappe offensive que toute l’Europe nous enviait… jusqu’aux quarts. Mais ce qui s’est passé en Suisse reste en Suisse, les Bleues s’attendent à tout face à une équipe qui a un nouveau sélectionneur : Arjan Veurink, ancien adjoint de Sarina Wiegman. 

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« Je pense que c’est différent parce que ce sont vraiment deux compétitions différentes, avance Grace Geyoro, vice-capitaine de cette équipe de France. Là, je pense qu’elles vont venir avec d’autres intentions. » Les Pays-Bas sont deuxièmes du groupe A2 à deux points des Bleues, ce double affrontement peut faire basculer les choses dans un sens comme dans l’autre. « Elles ont besoin de points. Elles ne vont pas nous faire de cadeaux. On se prépare à un match compliqué là-bas », abonde la joueuse de London City Lionesses. « Je pense qu’elles se souviennent de cette défaite, donc forcément, elles auront l ‘intérêt de prendre leur revanche et de nous battre », nuance Delphine Cascarino, diminuée et qui sera donc sûrement préservée pour le match aller. 

La tête du groupe en ligne de mire

Lorsqu’il a annoncé sa liste de 26 joueuses, le 2 avril dernier, Laurent Bonadei, pointait les changements opérés par les Pays-Bas depuis leur changement de sélectionneur : « Ils ont modifié leur animation offensive ces derniers mois. Ils ont une défense à quatre mais passent à trois en transition offensive. Ils sont sur une bonne série de six matches sans défaite, même s’ils ont fait un nul contre la Pologne (2-2) et ont arraché la victoire contre l’Irlande (2-1). Ils sont 11e du classement FIFA, on les respecte mais on a de l’ambition. » L’ambition, c’est cette tête du groupe A2 qui les enverra directement à Copacabana. 

Mais après seulement deux matches – deux victoires contre l’Irlande (2-1) et la Pologne (4-1), les Bleues ne veulent surtout pas s’y croire. « La tête du groupe, c’est un avantage, mais c’est aussi une petite pression. Pour l’instant, on est sur une bonne lancée. Il faut que ça continue », insiste la milieu de terrain. D’autant plus que cette équipe des Pays-Bas, va partir un peu diminuée, sans Danielle Van de Donk notamment. « Il y aura beaucoup de possibilités sur le banc. Je pense qu’on est capable de gagner ces deux matchs », insiste Geyoro. Sa coéquipière, Delphine Cascarino, abondait : « Il ne va pas falloir les prendre à la légère, au contraire, c’est une grosse nation qui a déjà gagné un titre, on s’attend à une belle rencontre, à un beau match. »

Les Bleues avaient encaissé deux buts contre les Pays-Bas à l’Euro (dont un csc de Selma Bacha), et en ont encaissé deux depuis le début de cette phase de qualification. Moins hermétiques en défense – elles n’ont plus réalisé de clean-sheet depuis le 20 juin 2025 face à la Belgique (5-0) en match amical -, les joueuses de Laurent Bonadei savent qu’il y a quelques efforts à faire à ce niveau-là mais assument aussi un jeu très offensif, et donc forcément dans le déséquilibre en contre-attaque : « Je pense qu’on a aussi un jeu qui est beaucoup porté vers l’avant, les milieux comme moi, on se projette vers l’avant, c’est un déséquilibre totalement assumé. Ça fait partie de notre jeu et ça nous réussit », analyse Geyoro. 

La force de frappe française est toujours aussi impressionnante : Kadidiatou Diani, Marie-Antoinette Katoto, Delphine Cascarino, Melvine Malard, Clara Mateo, Kelly Gago, Naomi Feller. Les présentes à l’Euro avaient fait parler leur force offensive pendant les matches de poule, avant d’être contenues par la défense allemande en quarts. Face à une équipe hollandaise qui n’a plus fauté depuis… l’Euro, il va falloir faire preuve de solidité à tous les niveaux.  

Sasha Beckermann

Photo ©Antoine Andreani/Footeuses

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