La sélectionneuse de l’équipe de France féminine, Corinne Diacre, estime que le tirage au sort de la Coupe du monde 2023 n’est pas si favorable.
Interrogée au micro de la Chaine L’Équipe quelques minutes après le tirage au sort samedi, Corinne Diacre est restée mesurée. « C’est une poule difficile, avec deux équipes que sont la Jamaïque et le Brésil pour commencer. Un groupe pas simple. Mais comme les 32 équipes qualifiées, on va avoir des équipes importantes à jouer avant d’espérer se qualifier pour les huitièmes de finale », a-t-elle averti.
Sur la route des huitièmes, en juillet et août prochain, il y aura donc la 9e nation au classement FIFA et la 43e. Quant à la troisième équipe, il s’agira du vainqueur des barrages entre Taïwan, la Papouasie-Nouvelle-Guinée, le Paraguay ou le Panama. Pour Corinne Diacre, les Bleues n’auront pas le droit à l’erreur. « Il faudra déjà bien démarrer la compétition contre la Jamaïque. Je pense que la première place pourrait se jouer entre le Brésil et nous. Mais il ne faut pas sous-estimer non plus la Jamaïque et l’autre pays qui va nous rejoindre au mois de février. »
Corinne Diacre veut dépasser les quarts de la Coupe du monde féminine
Et la technicienne française de rappeler ce que beaucoup redoutent. « On va croiser avec le groupe de l’Allemagne dès les huitièmes, il ne va pas falloir se tromper. » En effet, la France pourrait rapidement retrouver la Mannschaft, qui l’a éliminée en demies de l’Euro. Nul doute que les joueuses et le staff préfèreraient éviter les Allemandes le plus longtemps possible en Nouvelle-Zélande et en Australie.
« Quand on démarre une compétition comme celle-ci, l’objectif est toujours de finir premier du groupe. »
« L’avantage, c’est qu’on va jouer deux fois à Sydney. On aura aussi l’avantage du choix du camp de base, puisqu’on va jouer deux fois dans la même ville. Et ensuite un déplacement à Brisbane. Quand on démarre une compétition comme celle-ci, l’objectif est toujours de finir premier du groupe. Et surtout de gagner le premier match. On sait ce que l’on a à faire. Je serais heureuse si on dépassait les quarts de finale, mais c’est un minimum. »
Photo © FFF féminines