De Putellas à Malard, l’axe Madrid-Paris passe désormais par Londres, nouvelle capitale du football

Arsenal n’a pas conservé son titre européen et Chelsea n’a pas gardé le sien en Angleterre. Mais les clubs londoniens enchaînent les signatures cet été 2026 et les internationales espagnoles et françaises sont légion dans la capitale anglaise.

Grace Geyoro, Melvine Malard, Alexia Putellas, Ona Battle, Misa Rodriguez, Jana Fernandez, Delphine Cascarino, Lucia Corrales, Estelle Cascarino, Alice Sombath, Sandy Baltimore, Mapi Leon, Maria Perez, Mariona, Viviane Asseyi, Kelly Gago, Constance Picaud, Laia Codina, Kadidiatou Diani…

Ces 19 joueuses ont un point commun : elles évolueront toutes à Londres à la rentrée, bien que dans des clubs différents (London City, West Ham, Arsenal, Chelsea, Tottenham). Et toutes sont internationales françaises et espagnoles, deux pays forts du football au féminin. Deux championnats réputés, qui comptent d’ailleurs les clubs du FC Barcelone et d’OL Lyonnes, qui trustent 10 des 11 dernières coupes d’Europe et se sont encore affrontés en finale en mai.

Un Londres tout puissant, des profils différents

Mais cela pourrait peut-être changer, avec la montée en puissance d’un championnat d’Angleterre qui comptera cette saison 14 équipes… dont 7 basées dans la capitale (avec Charlton et Crystal Palace en plus de celles précédemment citées). Cette vague d’arrivées massive, marquée par ce fol été qui a vu la double Ballon d’Or Alexia Putellas converger dans un club même pas qualifié pour les prochaines compétitions continentales, pourrait même se poursuivre. Chaque jour, de nouvelles rumeurs émergent, comme celles d’une arrivée de Sakina Karchaoui dans cette même cité londonienne. Cela augure d’ailleurs de belles concurrences internes dans ces clubs.

Le championnat est attractif, même dans le bas de tableau. Nouvelle numéro 1 dans les cages bleues, Constance Picaud-Inconnu n’a pas hésité à signer pour West Ham, 11e l’an passé. Laia Codina non plus. Estelle Cascarino décidant pour sa part de s’y installer définitivement. Les profils des arrivantes sont différents, de la jeune Sombath qui relève le défi Tottenham à Ona Battle, qui arrive avec une belle aura chez le champion d’Europe 2025, Arsenal.

L’Europe prévenue ?

Cela augure surtout d’un spectacle immense en tribunes à la reprise, puisque les clubs de Londres devront aussi batailler notamment avec les deux Manchester (United et City). Les anglais ont de l’argent et les autres pays ont du mal à répondre. Barcelone donne même des airs de reine fragile après un mercato marqué par les départs d’envergure.

À Londres, où même certains coachs (Bompastor, Maestre) sont Français et Espagnols, c’est à se demander dans quelle langue vont parler les vestiaires. Dans le sillage des réussites de la sélection anglaise, double tenante du titre de l’Euro, la carte du football féminin européen change peu à peu. Depuis 2008, la première place du classement des nations à l’UEFA se partageait entre France et Allemagne. Depuis 2025, elle est pour l’Angleterre, bien que ses équipes ne constituent que 2 des 12 derniers finalistes de LDC (Chelsea en 2021 et Arsenal en 2025). Alors à Londres, c’est Come On, Vamos, Allez !

Jérôme Flury

Photo ©London City Lionesses

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