Les capitaines des équipes de Première Ligue et de Seconde Ligue haussent le ton. Dans un communiqué publié par l’UNFP, elles dénoncent l’absence persistante de convention collective et alertent sur la disparition progressive de sections féminines, à l’image de Dijon.
Une prise de parole forte des capitaines
Le message est clair. Le ton est ferme.
Le 21 avril 2026, les capitaines des équipes professionnelles féminines ont pris la parole ensemble. Sans détour. Elles dénoncent une situation qui dure depuis trop longtemps.
« Même football, même exigence. Toujours pas les mêmes droits. »
Communiqué de l’UNFP
Depuis trois ans, les négociations pour une convention collective n’aboutissent pas. Pour les joueuses, cela n’est plus compréhensible. Ni acceptable. Elles rappellent leur quotidien. Elles pratiquent le même sport que les hommes. Elles s’entraînent avec la même intensité. Elles subissent les mêmes contraintes physiques. Mais elles ne bénéficient pas des mêmes protections.
Le constat est simple. Le football masculin avance. Le football féminin patiente.
Les capitaines réclament un cadre équitable. Une convention collective. Une base essentielle pour protéger leur santé, encadrer leurs conditions de travail et sécuriser leurs carrières.
Dijon, symbole d’un malaise profond
La situation à Dijon illustre les inquiétudes.
La section féminine est aujourd’hui menacée de disparition. En l’absence de repreneur, aucune garantie n’existe pour la saison prochaine. Début avril, les joueuses du DFCO ont publié une lettre ouverte. Elles dénoncent un manque de considération et une gestion opaque. Elles évoquent vingt ans d’engagement qui pourraient disparaître.
Sportivement pourtant, les résultats sont là. L’équipe a enchaîné de bonnes performances. Elle s’est maintenue sans difficulté et a atteint une demi-finale de coupe récemment. Mais ces résultats ne suffisent pas à assurer l’avenir du club.
Pour les capitaines, Dijon n’est pas un cas isolé. Bordeaux et Soyaux ont déjà disparu ces dernières années. Elles dénoncent une tendance lourde. Les sections féminines sont trop souvent sacrifiées en priorité.
Une convention collective toujours bloquée
Le problème remonte à la création de la Ligue féminine de football professionnel. En juin 2024, aucune convention collective n’avait finalement été signée malgré des mois de négociations. Plusieurs désaccords persistaient, notamment sur le droit à l’image. D’autres sujets importants, comme la maternité, restaient en discussion.
À l’époque, des avancées étaient évoquées. Mais aucun accord concret n’avait été trouvé avant le lancement officiel de la ligue. Deux ans plus tard, la situation n’a pas évolué. Les joueuses dénoncent une attente interminable. Elles soulignent aussi une inégalité de traitement. En parallèle, une convention collective progresse rapidement pour la future Ligue 3 masculine.
Les capitaines appellent désormais à une prise de responsabilité immédiate. Elles demandent une signature avant la prochaine saison. Il ne s’agit pas d’un avantage. Mais d’un droit.
Photo © Dijon FCO
