Vendredi 20 décembre, la rencontre de football féminin opposant les équipes de Grêmio et River Plate s’est arrêté prématurément, suite à des gestes racistes et l’exclusion de six joueuses argentines.
Le ciel de Sao Paulo s’est assombri, vendredi 20 décembre. Le club brésilien de Grêmio a affronté l’équipe de River Plate dans le cadre de la troisième journée de la Brasil Ladie’s Cup. La rencontre n’a duré qu’une quarantaine de minutes après l’exclusion de six joueuses des Millionarios, le club de River Plate.
Le match débute pourtant normalement. Julieta Romero offre l’avantage à River Plate dès la quatrième minute de jeu par un but de la tête. Après une demi-heure de jeu, l’équipe brésilienne égalise grâce à Marina Dias. Lors de la célébration du but, une des joueuses de Grêmio provoque celles de River Plate en exhibant son écusson. Une bagarre éclate alors sur le terrain et Juana Canguaro (River Plate) est expulsée. Peu de temps après, les visiteuses s’en prennent cette fois à un ramasseur de balles qui les auraient insultées. C’est cet évènement qui fait basculer le match.
Le football féminin en proie au racisme
Au bord du terrain, l’entraîneur de Grêmio assiste à la scène. Il accuse les joueuses de River Plate d’effectuer des gestes racistes. Elles auraient imité un singe pour se moquer du ramasseur de balles et de l’équipe de Sao Paulo. Après réflexion, l’arbitre procède à cinq nouvelles expulsions et signe par la même occasion la fin de la rencontre et la victoire de Grêmio sur tapis vert.
Le média brésilien Globo Esporte indique que quatre joueuses de River Plate ont été placés en garde à vue (Candela Díaz, Camila Duarte, Juana Cangaro et Milagros Diaz). Le club est exclu deux ans de la compétition.
River Plate a communiqué sur l’évènement et a indiqué condamner fermement les évènements qui se sont produit. Dans un message posté sur X, le club a affirme « prendre les mesures disciplinaires correspondantes et continuer à travailler pour éradiquer ce type de comportement. »
Axel Piotet