L’internationale Française Léa Le Garrec et l’Islandaise Sara Gunnarsdottir font partie des recrues intéressantes de l’été dans les clubs saoudiens. Si le pays n’est clairement pas célèbre pour sa valorisation des femmes, son championnat de football se développe.
200 joueuses de plus de 20 nationalités composent les effectifs des dix équipes se faisant face dans ce qui constitue seulement la troisième saison de la Saudi Women’s Premier League. L’Arabie Saoudite se montre de plus en plus ambitieuse dans le domaine et une campagne est même lancée cette année, « #SeeUsPlay » pour appuyer cette évolution alors que 77 000 joueuses sont engagées dans la ligue étudiante nationale. Le président de la Fédération saoudienne Yasser Al Misehal se félicite de ces changements qui se produisent à différents niveaux dans le pays.
Les moyens investis ont été revus à la hausse, qu’il s’agisse de créer des écoles de football ou de créer de nouvelles équipes. Au sein de l’élite nationale, durant l’été, Al Qadsiah s’est attaché les services de Sara Bjork Gunnarsdottir et de la Française Léa Le Garrec. Une autre Tricolore, Kheira Hamraoui, a rejoint de son côté les rangs d’Al Shabab.
Al Ittihad, qui a recruté la gardienne slovène Zala Mersnik, a joué contre Barcelone le 27 août dernier (le résultat n’a pas été communiqué) et a créé son académie de football avec des équipes de catégories U12, U15 et U17.
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Al-Nassr, qui représentait le pays dans la phase préliminaire de la Ligue des champions d’Asie, fin août, a obtenu deux résultats probants. Un succès 3-0 contre Myawady (Myanmar) puis un deuxième 3-0 contre Young Elephant (Laos) pour ses premiers pas dans cette compétition. Avec un but de l’Algérienne Lina Boussaha. Malheureusement l’équipe n’accède pas à la phase de poules, à cause d’une courte défaite 1-0 contre Abu Dhabi. Malgré cela, le championnat saoudien avance à bons pas.
Jérôme Flury
Photo ©QadsiahWFC