Hervé Renard ne veut plus d’une : « D1 féminine filmée dans des stades de 3e ou 4e niveau »

Hervé Renard va « mettre la pression sur les présidents de club » afin d’améliorer la réalisation et la diffusion du football féminin en France.

Depuis qu’il a récupéré les rênes de l’équipe de France, Hervé Renard doit donner son avis sur à peu près tous les sujets qui gravitent autour du football féminin. Le dernier en date, et certainement l’un de ceux qui cristallisent le plus de frustration, concernait la diffusion télé de la D1 Arkema. Dans l’émission beIN Center de beIN SPORTS, Vanessa Le Moigne l’a interrogé sur la question. La présentatrice pointait notamment du doigt le « manque d’images en D1 voire la mauvaise qualité de celles-ci ».

« Si on ne fait pas grand-chose pour attirer les sponsors, ça va être difficile de les faire venir. »

Une critique que semble partager Hervé Renard. « Je vais vous donner mon avis, il ne va pas peut-être pas plaire à tout le monde, a averti le patron des Bleues. Avant de chercher des moyens et des sponsors, il faut construire. Si on ne fait pas grand-chose pour les attirer, ça va être difficile de les faire venir. Donc il faut une meilleure réalisation et de meilleurs stades. »

Hervé Renard s’en prend aux présidents de clubs en D1 Arkema

Selon le sélectionneur des Bleues, le problème vient avant tout des clubs et de leurs présidents. « Ça part d’eux. Je vais leur mettre la pression. On ne peut plus avoir une D1 féminine qui soit filmée dans des stades de troisième ou quatrième niveau chez les hommes. Ce n’est pas possible. On ne peut pas avoir un football de qualité dans ces conditions », a-t-il martelé.

Pour expliciter son propos, l’ancien coach de l’Arabie saoudite a appuyé là où ça fait mal. Il s’est amusé à une petite comparaison avec ce qui se fait outre-Manche. Il aurait pu parler de la différence d’affluence entre la finale de Coupe de France à Orléans (6127 personnes) et celle de FA Cup à Wembley (77 390 personnes).

Mais il a préféré rester dans le giron des nations avec la première Finalissima entre le champion d’Europe et celui d’Amérique du Sud. « Quand on voit une finale Angleterre-Brésil avec 80 000 personnes à Wembley… tout est dit. C’est le football d’aujourd’hui. Le football français n’a pas assez évolué, pour être gentil dans nos commentaires. Il y a une prise de conscience, mais elle doit être totale. »

Mickaël Duché

Photo © Capture d’écran beIN SPORTS

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