Deux fois finaliste de suite au tournoi de football féminin des Jeux Olympiques, le Brésil n’a pu faire mieux que deux médailles d’argent.
Marta est une joueuse extraordinaire. Un talent brut, un modèle en termes d’engagement et de persévérance, mais cependant, malheureusement, un palmarès en sélection maigre. Pourtant, elle a fait partie d’une génération dorée du Brésil qui aurait mérité un titre. L’argent aux JO 2004 ne leur suffisait pas, alors les Brésiliennes sont arrivées sur l’édition de Pékin 2008 particulièrement motivées.
Une victoire autoritaire en demie
En 2004, Marta n’avait que 18 ans. Certes, elle avait déjà mis trois buts sur le tournoi. Mais le titre de vice-championne olympique était une belle promesse d’avenir. En 2007, lors de la coupe du monde en Chine, le Brésil explose les États-Unis en demi-finale. Mais bute contre l’Allemagne pour le titre. Le retour en Chine en 2008 doit être l’occasion de transformer l’argent en or.
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Douze sélections sont sur la ligne de départ. Chez elle, la Chine fait le travail, en terminant en tête de son groupe. Le Brésil aussi, devançant l’Allemagne dans le sien. Bien que battus par la Norvège, les États-Unis sont aussi premiers de leur poule. Le Brésil écarte alors la Norvège, puis l’Allemagne, avec autorité, 4-1 en demi-finale. Et comme un an plus tôt au Mondial, la belle histoire se termine mal. Les Américaines l’emportent 1-0 sur un but en prolongation, troisième finale de suite à se jouer en 120 minutes. La réalisation de Carli Lloyd suffit au bonheur des siennes. Marta est dévastée. Elle ne le sait pas, mais elle ne retrouvera qu’une seule fois le dernier carré d’une coupe du monde ou des Jeux Olympiques, en 2016, pour un nouvel échec…
Jérôme Flury