L’édition 2020 des Jeux Olympiques est forcément un cas à part. La pandémie de covid a contraint les organisateurs japonais à reporter d’un an la compétition, et celle-ci s’est finalement déroulée dans des stades vides… ou presque. Quelques milliers de personnes ont assisté au tournoi de football féminin qui opposait douze équipes.
Trois sélections découvraient la compétition en 2021. Les Pays-Bas, champions d’Europe et vice-champions du monde, la Zambie et le Chili. Les Néerlandaises impressionnent, avec des succès fleuves contre la Zambie (10-3 !) et la Chine (8-2 !). Dans le groupe A, seuls 1 326 personnes assistent au succès du Japon contre le Chili, tous les autres matchs sont à huis clos. Ils sont à peine plus nombreux à se régaler des matchs improbables du groupe B (2 621 spectateurs pour le Pays-Bas – Brésil, qui se conclut par un 3-3 ou 2 212 personnes au 4-4 de Chine-Zambie). Forcément spécial.
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L’incroyable Suède – États-Unis qui se termine par une nette victoire des Européennes 3-0 ? Personne ne l’a vu au stade… Pareil pour l’extraordinaire quart de finale Grande-Bretagne – Australie (3-4 après prolongation) : à huis clos ! Ce qui est d’autant plus triste, c’est que jusqu’au bout, cette édition a été folle. Les Américaines finissent par s’emparer du bronze grâce à un succès 4-3 contre ces mêmes Australiennes quelques jours plus tard dans une enceinte de 42 000 places… vides.
Un titre fêté en solo
La finale a été déplacée, du stade national de Tokyo à Yokohama, dans une journée marquée par une forte chaleur. Et c’est encore devant 0 personne que le Canada réussit à remporter le titre olympique au bout du suspense et d’une séance de tirs au but improbable (7 manqués au total des deux côtés) contre la Suède. Tant pis si ce bonheur n’a pas pu être partagé dans l’immédiat, côté canadien, il était tout de même énorme !
Jérôme Flury