Le Japon fait son retour en quarts de finale de la Coupe du monde féminine, logiquement, et peut même rêver plus haut, comme quelques années plus tôt.
Saki Kumagai sait. Ce que cela fait que de se qualifier pour un quart de finale de Coupe du monde. En fait, elle sait même ce que cela fait d’aller au bout. Dans l’effectif japonais version 2023, elle est celle qui était déjà là en 2011. Et qui a donc décroché le sacre mondial, en Allemagne. Cette année, les Japonaises semblent de retour au premier plan.
Le Japon fait partie des rares nations à avoir enchaîné neuf participations sur neuf à la Coupe du monde. Victorieuse en 2011, la sélection ne s’est pas arrêtée là et a aussi terminé finaliste en 2015. Ce à quoi il faut rajouter deux places dans le dernier carré aux Jeux Olympiques, en 2008 puis 2012 (argent).
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Ayant dû se contenter d’un huitième de finale et d’une seule victoire en 2019, le Japon avait déçu. Cette année, les joueuses coachées par Futoshi Ikeda réalisent le parcours parfait. Quatre matchs, quatre succès jusqu’ici. Le plus abouti étant sans doute celui contre l’Espagne lors du troisième match de poule avec une victoire 4-0. Guidées offensivement par une Hinata Miyazawa fantastique (5 réalisations), les Japonaises proposent un jeu attrayant.
Une opposition alléchante contre la Suède
Leurs 23% de possession de balle contre les Espagnoles ne leur ont pas posé défaut. Leurs actions offensives sont bien construites. Et l’équipe n’arrête pas d’aller de l’avant. Contre la Zambie, elles ont tiré 26 fois au but. 25 fois contre le Costa Rica. Même en huitièmes face à la Norvège, leurs 15 tentatives ont été récompensées (succès 3-1). Avec un jeu collectif bien huilé et des transmissions rapides, ce Japon est prometteur. Le tour suivant s’annonce néanmoins très relevé.
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Le Japon avait battu cette même sélection 3-1 en demi-finale en 2011. Ce souvenir devra les inspirer dans une partie où le défi physique sera conséquent, comme contre la Norvège. Mais à l’inverse de son voisin, la Suède attaque mieux. La rencontre s’annonce relevée. De toute manière, il faut bien mériter sa place dans le dernier carré…
Jérôme Flury
Photo ©Japan Football Association