Hope Solo, ancienne gardienne des États-Unis, s’est montrée très critique envers l’accord sur l’égalité salariale trouvé mardi dernier entre les joueuses et la fédération américaine. Elle dénonce « une solution de facilité ».
Suite à l’annonce par la fédération américaine d’un accord sur l’égalité salariale entre les sélections féminines et masculines, et d’un règlement de 24 millions de dollars en faveur des joueuses, les réactions étaient unanimes pour saluer une avancée historique dans l’histoire du football féminin. À une voix près. Celle de l’ancienne gardienne de but des États-Unis, Hope Solo. Dans un message publié sur les réseaux sociaux, elle affirme que l’accord sur l’égalité salariale « n’est pas l’énorme victoire dont il était claironné, mais plutôt un accord déchirant et exaspérant ».
« L’égalité salariale n’est pas garantie »
Pour Hope Solo, deux médailles d’or aux Jeux olympiques et une fois championne du monde, la promesse d’une totale égalité salariale entre les femmes et les hommes n’est pas évidente à la lecture de l’accord publié par la fédération américaine. « Lisez les petits caractères. Sous réserve de la négociation d’une nouvelle convention collective. Il n’existe pas encore et n’est pas garanti » a écrit celle qui faisait partie des joueuses américaines ayant déposé une plainte fédérale pour discrimination salariale en 2016.
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Si l’ancienne gardienne internationale ne mâche pas ses mots envers la fédération américaine, elle n’a pas non plus épargné ses anciennes coéquipières comme Megan Rapinoe ou Alex Morgan. « Elles savent toutes les deux que ce n’est pas une victoire. Elles savent que c’est une sortie facile d’un combat dans lequel elles n’ont jamais vraiment participé », a ajouté Hope Solo sur Twitter.
Clément Gauvin
Photo © USWNT