Quatre mois seulement après avoir accouché, Sara Gunnarsdottir a déjà fêté son retour dans le groupe de l’OL féminin. L’Islandaise raconte sa nouvelle vie.
Sara Gunnarsdottir peut être considérée comme une pionnière. La milieu de terrain de l’OL féminin est devenue la première joueuse du club à tomber enceinte alors qu’elle était sous contrat. Avant Amel Majri, la capitaine Islandaise a donc tracé la voie à suivre pour toutes les femmes qui souhaitent concilier vie de famille et avenir professionnel dans le football féminin. Car les deux sont possibles.
Moins de quatre mois après avoir donné naissance à son premier enfant, Ragnar, elle effectuait déjà son retour dans le groupe. C’était ce samedi, face à l’AS Saint-Étienne féminin dans le derby. Un an jour pour jour après son dernier match. Elle n’a pas participé à la rencontre (1-1), mais elle se dit prête à revenir à 100%. « Quand j’étais enceinte, je me disais : ‘Peut-être que je ne veux plus jouer au football ?’ Puis, lorsque je suis retournée au centre d’entraînement, je me suis dit : ‘Je suis tellement prête à reprendre' », a-t-elle confié au journal L’Équipe.
Aider Amel Majri
Sara Gunnarsdottir espère avant tout que sa grossesse puisse servir d’exemple pour les autres joueuses. « J’ai parlé à Amel Majri, je lui ai dit que j’avais été surprise de voir la manière dont mon corps s’était adapté. Chaque expérience est différente, mais je dirais à une athlète de haut niveau : ‘Tu peux faire les deux à 100 %. Tu peux revenir, être la même joueuse et peut-être meilleure.’ Je suis contente d’en parler car je veux inspirer les femmes, qu’elles ne soient pas effrayées en se disant qu’en faisant une carrière, il n’est pas possible de fonder une famille. Moi, Amel, d’autres comme Serena Williams, Alex Morgan, de plus en plus de femmes montrent que c’est possible. »
« Je m’adapte et je me concentre sur les choses que je peux contrôler, notamment ma récupération. »
Ce changement de vie implique une nouvelle organisation pour Gunnarsdottir. « Quand je m’entraîne, Ragnar est avec une nounou. Elle est formidable. Quand j’ai terminé l’entraînement, je le ramène à la maison. C’est parfois dur. La nuit dernière, je n’ai dormi que trois heures alors qu’habituellement il dort bien. Quand c’est difficile, je dois vraiment me rappeler que je dois bien boire, bien manger et dormir quand il dort. Je m’adapte et je me concentre sur les choses que je peux contrôler, notamment ma récupération. »