À un mois du début de la Coupe du monde féminine 2023, la compétition n’a toujours pas trouvé de diffuseur au Japon, 11e nation au classement FIFA.
Les Japonais(es) vont-ils pouvoir regarder la Coupe du monde de football féminin à la télé cet été ? La question se pose avec d’autant plus d’acuité que le coup d’envoi va être sifflé dans un mois tout pile (20 juillet). Et que, pour l’heure, aucune chaîne nipponne n’a trouvé un accord de diffusion avec la FIFA. On pourrait donc se diriger vers un scénario catastrophe pour l’image et la crédibilité de la discipline. À savoir un écran noir dans un pays qui a remporté la compétition en 2011. Et qui est actuellement classé 11e à la FIFA.
Les « cinq grands » pays européens ont évité le pire la semaine dernière, avec des compromis au goût amer. Mais ce n’est pas encore le cas de tout le monde. Loin s’en faut. Selon l’AFP, le président de la Fédération japonaise de football (JFA), Kozo Tashima, s’est même dit « très inquiet » à l’idée que ses compatriotes ne puissent pas voir la Coupe du monde. Pourtant, le tournoi est organisé en Australie et en Nouvelle-Zélande. Deux pays assez proche du Japon et pour lesquels l’excuse du décalage horaire ne tiendrait pas.
La Fédération japonaise de football presse la FIFA
Dans l’hypothèse où aucune solution ne venait à être trouvée, la Nadeshiko Japan aurait une offre de repli bien ennuyante. Ses supporteurs pourraient regarder les matches uniquement sur le site Internet FIFA Plus. Et comme si cela ne suffisait pas, ils seraient privés de son, ou du moins des commentaires en japonais.
Un épilogue qui ne serait pas du tout apprécié par Kozo Tashima. « Je ne suis pas sûr que les personnes qui n’étaient pas intéressées auparavant regarderont les matches sur FIFA Plus », a-t-il souligné auprès de l’AFP avant de presser : « Il est important que les matches soient diffusés à la télévision ». En 2023, ça serait même la moindre des choses.
Photo © JFA