Les féminines de la sélection U20 du Congo ont été contraintes de dormir dans la rue après une défaite face au Cameroon (0-5) car la Fédération a oublié de régler la note.
La fédération de République démocratique du Congo (FECOFA) a montré toute l’étendue de son amateurisme voire de sa bêtise, mais également le manque de considération qu’elle a pour ses équipes féminines. Samedi 9 octobre, les U20 de la sélection nationale ont perdu une rencontre cruciale face au Cameroon en match éliminatoire pour la Coupe du Monde 2022 (0-5), perdant ainsi toute chance de participer à la compétition qui se déroulera au Costa Rica.
Le soir-même, elles ont appris avec stupéfaction qu’elles ne pourraient pas dormir à l’hôtel qui leur avait été réservé car la Fédération a oublié de régler la facture. Elles se sont donc vues obligées de dormir dans la rue, directement sur le sol, avec leurs seuls vêtements pour se réchauffer et leurs seuls bagages pour se poser (voir première vidéo ci-dessous publiée par Jonas Baer-Hoffmann, secrétaire générale de la FIFPro, le syndicat mondial des footballeurs).
Ce n’est pas la première fois que cette équipe doit faire face à des conditions de travail indignes. Pas plus tard que fin septembre, elles n’avaient pas pu avoir accès à leur terrain d’entraînement alors qu’elles allaient disputer le match aller face au Cameroon, et avaient été contraintes de s’entraîner dehors (voir vidéo ci-dessous publiée par Herita Ilunga, ancien joueur de Saint-Étienne et qui siège au comité directeur de la FIFPro africaine).
Les U20 du Congo avaient donc organisé leur séance collective devant l’hôtel où elles séjournaient, au milieu des voitures et autres camions qui passaient par là. La FIFA n’a de cesse de claironner qu’elle souhaite développer le football féminin de part le monde. Il serait peut-être temps qu’elle aille remonter les bretelles à la FECOFA.
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Mickaël Duché
Photo © Capture d’écran Africasport