C’est la rentrée en WSL anglaise dans un championnat plus compétitif que jamais. Les London City Lionesses et leur mercato XXL font déjà mouche en disposant de Manchester United (2-1).
Derrière le trio de favoris composé d’Arsenal, Chelsea et le champion en titre Manchester City, plusieurs prétendants peuvent jouer les trouble-fêtes. À commencer par le gourmand London City. Devant un public record (5 402 spectateurs) pour la réception de Manchester United au Copperjax Community Stadium ce vendredi, les Lionesses ont montré les crocs d’entrée.
Delphine Cascarino désignée joueuse du match
Une pression constante et des récupérations hautes ont eu raison des Mancuniennes, le CSC de Julia Zigiotti Olme sur corner en témoigne (1-0, 9e). Les protégées d’Eva Olid vont surtout subir sur leur côté gauche et la foudroyante Delphine Cascarino. Clé dans le jeu à trois avec Rosa Kafaji et Alexia Putellas ou dans le surnombre avec Janni Thomsen, l’ailière tricolore a logiquement été désignée joueuse du match.
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La Reina, elle, n’a peut-être pas été décisive, mais elle a aussi régalé. Chacun de ses touchés de balle a fait frissonner la foule de Bromley. Putellas attirait tous les ballons et distribuait le jeu. Derrière, les joueuses défensives ont assuré, avec notamment une Grace Geyoro toujours plus affutée. Eder Maestre ne pouvait qu’être conquis de la prestation complète de son équipe.
Van de Donk n’a rien perdu de sa superbe
Mais il ne vit pas venir la cerise sur le gâteau, la Madjer délicieuse de Daniëlle van de Donk sur un énième débordement de Cascarino (2-0, 82e). Le but du break de la Néerlandaise de 35 ans dont la classe résiste aussi au temps. Simi Awujo va tout de même réduire le score pour les Red Devils, au bout du temps additionnel et sur leur seul tir cadré du match (2-1, 90e+10).
Sous les yeux de Michele Kang, la propriétaire des Londoniennes, un vent nouveau soufflait sur le football anglais. D’un côté, United, l’enfant prodigue, arrivé plus tard que les autres clubs traditionnels masculins dans l’élite anglaise féminine, et dont la place dans le haut du panier semble déjà fragilisée. De l’autre, London City, un nid à stars que rien n’arrête et qui ne vise que les étoiles.
Julien Helle-Nicholson
Photo © London City Lionesses
