L’OL féminin dans « l’incompréhension » après le classement du Ballon d’Or

Au lendemain du Ballon d’Or féminin, l’OL féminin a exprimé sa frustration. En effet, malgré un sacre en D1 et Ligue des champions, aucune des cinq joueuses lyonnaises nommées pour le trophée n’a terminé dans le top 5.

Après une saison marquée par la reconquête de ses trophées habituels (D1 Arkema, Ligue des champions), l’OL était le club le plus représenté parmi les joueuses nommées au Ballon d’Or féminin. En effet, Christiane Endler, Selma Bacha, Wendie Renard, Catarina Macario et Ada Hegerberg faisaient partie de la prestigieuse liste pour espérer remporter le trophée ce lundi soir au théâtre du Châtelet à Paris.

Mais les espoirs ont été de courte durée avant même le sacre d’Alexia Putellas. Car dès l’annonce du top 5, aucune des Fenottes n’a été sélectionnée. En conférence de presse, la capitaine de l’OL féminin Wendie Renard (8e) n’a pas caché sa frustration. « On a forcément de l’incompréhension car même pour le Trophée de joueuse de l’année, il n’y avait pas de Lyonnaises. Sachant qu’on a gagné la Ligue des champions et qu’on a fait une bonne saison. Après personnellement ou collectivement, ça fait toujours plaisir de faire partie de ce genre de liste. Donc on subit comme le reste de mes coéquipières. Mais ça ne changera pas ma mentalité de continuer à travailler. »

Bompastor (OL) « très surprise » par le classement du Ballon d’Or féminin

Une incompréhension totalement partagée par Sonia Bompastor. L’entraîneure de l’OL féminin questionne même le mode d’attribution du trophée. « C’est sûr que ce classement nous interpelle. J’ai revu lundi soir le processus de vote pour le Ballon d’Or féminin. Le vote est effectué par 50 journalistes. Et le premier critère est les performances individuelles. Ensuite, le palmarès collectif et, en dernier lieu, le charisme et le fair-play. Et avec ces trois critères, je suis en droit d’estimer que j’ai plusieurs joueuses de mon effectif à l’OL qui peuvent être dans le top 5.

C’est une grande déception, car je sais à quel point elles travaillent dur et se donnent les moyens de performer. Et quand sur le plan collectif, on gagne une Ligue des champions et le championnat, c’est très surprenant. Je pense qu’il faut changer les mentalités en France. Car à l’étranger, les clubs sélectionnent les joueuses puis ils font un vrai lobbying. Le nombre de bonnes joueuses dans notre effectif nous pénalise car les votes sont partagés. »

Photo © OL féminin

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