Cette année plus que jamais, les mouvements de joueuses sont nombreux en D1 féminine. Certains clubs ont réellement agité le marché des transferts et se sont remodelés. Et les entraineurs aussi ont bougé. Zoom sur le Paris FC et Montpellier. Deux équipes qui se suivaient au classement l’an dernier et qui n’auront sans doute pas les mêmes objectifs.
Le Paris FC (presque) à l’équilibre
Six départs, cinq arrivées, le mercato du Paris FC s’est plutôt bien déroulé. On notera tout de même le départ d’Aïssatou Tounkara, qui malgré sa grave blessure en janvier dernier est l’une des défenseure française les plus prometteuses de sa génération. Ainsi que la perte de Léa Declercq, qui n’avait manqué qu’une rencontre la saison passée.
Du côté des arrivées, le club accueille Alice Benoit au milieu et la jeune gardienne Emilie Wallet en défense. Plusieurs renforts offensifs internationaux sont à signaler avec Eseosa Aigbogun (Suisse), Michaela Abam (Etats-Unis) et surtout Linda Sällström (Finlande), qui a marqué plus de 65 buts dans la première division suédoise.
Bilan : Le Paris FC a perdu des éléments, notamment en défense et au milieu, mais s’est renforcé à l’avant. Quel sera le résultat de cette équation, difficile de le prédire, mais l’équipe pourrait terminer aux alentours de la 5è place, l’objectif devant certainement être la 4e.
Objectif Ligue des Champions pour Montpellier
Dans ce championnat à deux vitesses qu’est la D1 féminine, Montpellier vise le podium, et surtout la deuxième place. Pour ce faire, le club a un peu renouvelé son effectif. Neuf joueuses ont quitté le club, quatre sont arrivées. Marie-Charlotte Léger, Laetitia Tonazzi, Laetitia Philippe, Laura Agard ou encore Morgane Nicoli quittent l’équipe après y avoir passé de nombreuses années.
Du côté des recrues, une jeune gardienne en la personne de Lucie Esnault, qui devra faire face à une forte concurrence, mais qui devrait beaucoup apprendre aux côtés de Méline Gérard, l’Autrichienne Sarah Puntigam arrive en défense, et dispose d’une solide expérience. Une expérience dont profiteront sans doute les jeunes Inès Belloumou et Maelle Lakrar, en provenance toutes deux de l’Olympique de Marseille.
Bilan : Montpellier a perdu quelques joueuses durant ce mercato et ne semble pas tant s’être renforcé. L’équipe n’en demeure pas moins impressionnante, notamment au niveau offensif. Sans doute suffisant pour accrocher le podium, ce qui est moins certain pour la deuxième place.
Jérôme Flury