L’internationale islandaise Sara Gunnarsdottir (OL) a expliqué être « choquée » par la décision de l’UEFA de faire faire jouer deux matches de sa sélection sur un terrain d’entraînement de Manchester City, lors de l’Euro féminin 2022 en Angleterre.
Quelques mois seulement après le coup de gueule d’Ada Hegerberg sur les primes attribuées à l’Euro féminin 2022, sa coéquipière à l’OL, Sara Gunnarsdottir sort elle aussi de son silence. Dans le podcast Their Pitch, la milieu de terrain de l’Olympique Lyonnais et internationale islandaise s’est insurgée du choix des stades pour la compétition.
« Je suis déçue des stades qui nous ont été attribués. C’est choquant ! Nous jouons un tournoi en Angleterre avec plusieurs grands stades. Et nous jouons dans un centre d’entraînement », a critiqué la milieu de terrain islandaise.
« Pas le respect que nous méritons » selon Gunnarsdottir
Dans cette interview, Sara Gunnarsdottir critique le choix de l’UEFA de faire jouer deux rencontres de l’Islande (face à la Belgique et l’Italie) au Manchester City Academy Stadium. Un terrain d’entraînement du club mancunien avec une capacité d’accueil de 7 000 places. La seule rencontre de l’Islande hors de cette enceinte sera face aux Bleues, le 18 juillet. Elle se déroulera au New York Stadium de Rotherham, un stade de 12 021 places.
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Selon elle, ces choix empêcheront de nombreux supporters de venir les voir et freineront le développement du football féminin. « Ce n’est pas le respect que nous méritons. Regardez le football féminin d’aujourd’hui, elles remplissent les stades. Vous voyez Barcelone et Madrid, 95 000 personnes regardent le match au Camp Nou. Ils [les organisateurs de l’Euro] ne sont pas prêts à ce que nous vendions plus de 4 000 billets », explique Sara Gunnarsdottir.
Clément Gauvin
Photo © Islande féminines