Alors que l’Afrique du Sud s’était inclinée 3-1 dans l’après-midi, les championnes d’Afrique, les Nigérianes, n’ont pas pesé face à la Norvège. Résultat : une claque 3-0.
C’était un match entre deux équipes historiques de la coupe du monde, qui n’ont jamais manqué une édition. Le Nigéria, onze fois champions d’Afrique d’un côté et la Norvège, championne du monde en 1995 dès le deuxième mondial. Une très belle affiche entre les deux prochains adversaires des bleues.
Pourtant, si le Nigéria semblait démarrer fort, en attaquant et mettant beaucoup d’impact, c’est la Norvège qui trouve la faille dès la 17e minute grâce à Reiten, et qui ne tremble plus jusqu’à la fin de la rencontre. Si quelques heures auparavant, l’Afrique du Sud, 48e mondial, avait clairement posé des problèmes tactiques à l’Espagne, 12e à la Fifa, cette fois le Nigéria, 39e mondial, n’a pas fait peur à la Norvège, 13e Fifa. La demi-heure de jeu à peine passée, c’est sur un corner joué à deux et en une-deux, une belle combinaison conclue par Utland d’une frappe lourde à bout portant, que les Norvégiennes se mettent définitivement à l’abri.
Le champion d’Afrique à terre
Un but contre son camp, inscrit trois minutes plus tard sur un nouveau centre tendu de la droite scelle le score. Il ne changera plus jusqu’à la fin du match, la Norvège gérant son avantage et les Nigérianes multipliant les tentatives infructueuses. Les championnes d’Afrique ont de réelles qualités, mais n’ont jamais réussi à exploiter au mieux leurs possibilités. Un nombre incroyable de centres a été manqué complètement, et malgré leur expérience en coupe du monde, ponctuée d’un quart de finale en 1999, les Nigérianes se sont heurtées à un mur. Elles n’ont pas montré beaucoup, et la Norvège a moins impressionné en deuxième période, même si elle rejoint la France en tête du groupe A. Des équipes africaines vont-elles franchir la phase de groupe ? Après la performance du champion continental, il est permis d’en douter. Au Cameroun, qui jouera dans deux jours face au Canada, de nous prouver sa valeur désormais.
La chronique de Jérôme #5
Etudiant en journalisme et passionné de football féminin depuis 2011, je vais suivre ce mondial du début à la fin avec attention. Et avec vous !