La DNCG a prononcé ce mardi la rétrogradation administrative de Soyaux, dixième de D1, en D2 pour la saison prochaine. Le club peut faire appel.
Soyaux a sauvé sa peau en Première Division sur les terrains, sportivement, en terminant dixième et bien mieux que ses concurrents Issy et Le Havre. Pourtant, sa présence au sein de l’Élite la saison prochaine est fortement menacée, la DNCG ayant décidé ce mardi de rétrograder le club charentais en D2.
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La commission, qui est chargée de surveiller les comptes des clubs de football professionnels en France, a sûrement estimé que ceux de l’ASJS ne sont pas assez équilibrés pour poursuivre l’aventure en D1. Les dirigeants peuvent faire appel de cette décision qui a été rendue en première instance.
Contacté par Sud-Ouest, le président Benoît Tapissier a réagi avec circonspection : « On nous a dit que nous étions rétrogradés mais nous n’avons officiellement rien reçu. On ne comprend pas. On attend un retour officiel ».
L’aide de la FFF pas entièrement versée ?
Selon le média local Charente Libre, le club a justifié sa situation financière précaire en arguant que la FFF n’avait pas versé la totalité de l’aide financière qui lui était promise (540.000€). Soyaux aurait donc un trou de 100.000€ dans ses caisses, ce qui pourrait expliquer le blocage auprès de la DNCG.
Toujours selon Charente Libre, six joueuses ont officiellement quitté le navire ce mardi : Paige Culver, Kimberley Cazeau, Chelsea Surpris, Coralie Austry, Alice Benoit, Anais Mbassidjé. Soyaux s’apprêtait à annoncer l’arrivée de cinq internationales françaises. Mais les cartes sont totalement rebattues.
Issy pourrait en profiter
Si la relégation de Soyaux en D2 est confirmée par la DNCG, une place se libérera de facto en D1. Issy, premier relégable à l’issue de la saison, pourrait ainsi se maintenir malgré ses dix petits points au classement. La situation est d’autant plus imprévisible que personne ne sait combien d’équipes (10 ou 12) composeront la Première Division en septembre.
Mickaël Duché
Photo © Soyaux