Cinq choses à savoir sur Alice Sombath, la discrète qui monte en puissance

100e match, premier port du brassard et prolongation de contrat avec OL Lyonnes, la jeune Alice Sombath confirme en club son Euro prometteur de l’été dernier avec les Bleues. Discrète mais ambitieuse, elle n’oublie pas non plus d’où elle vient pour viser plus haut.

Une enfant du sud parisien, bercée entre deux Thaïlande

Alice Sombath est une enfant de la la banlieue sud parisienne. Née à Charenton-le-Pont en 2003, elle grandit à Arcueil. Elle rejoint ensuite le Paris FC vers ses dix ans, avant d’arriver au PSG trois ans plus tard. Scolarisée en internat, elle s’entraîne à Charléty dans sud de Paris où les jeunes de la section féminine du PSG étaient localisées à l’époque.

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L’identité d’Alice Sombath converge plusieurs Thaïlande. L’héritage de son père originaire d’un ville rurale du nord-est du pays, à la frontière laotienne, contraste avec Chonburi, proche de Bangkok, d’où sa mère est originaire. Dans un entretien avec So Foot, Alice Sombath révèle que ses séjours thaïlandais sont désormais plutôt partagés entre Bangkok et Phuket, dans le sud du pays, où sa famille est désormais basée.

Un héritage transmis jusque dans l’assiette

Une enfance sur le feu. Oth Sombath, son père, est un des grands noms de la cuisine thaïlandaise à Paris, notamment au Blue Elephant dans les années 90 puis dans son restaurant éponyme à la fin des années 2000. Considéré comme le « petit prince de la cuisine thaïe » selon le célèbre critique gastronomique Gilles Pudlowski, son père a depuis quitté le prestige parisien pour son restaurant familial, le Baan Nat à Arcueil.

Car oui, la cuisine, c’est bien une affaire de famille ! La mère d’Alice Sombath y travaille aussi, en salle, et son frère s’occupe de la gestion de l’établissement selon ce même entretien accordé à So Foot. Et doit on y participer quand on aspire à devenir joueuse pro ? Bien sûr, Alice Sombath a aussi mis la main à la pâte. Elle révèle y avoir parfois fait la plonge pour soutenir le restaurant quand elle avait encore le temps.

De l’école parisienne au brassard lyonnais

Après trois ans au Paris FC, c’est au PSG que la défenseuse se révèle, participant au titre de championne de France U19 en 2019. Capable de jouer en charnière centrale ou au poste de latérale droit, elle rejoint l’OL l’année suivante, à 16 ans, pour y finir sa formation. Sombath signe pro l’année suivante et dispute ses premières minutes lors d’un Lyon-Reims le 27 août 2021, aux côté d’une certaine Wendie Renard et fera ensuite partie intégrante de la rotation défensive lyonnaise.

Quatre titres de championnes de France et une Ligue des championnes plus tard, Alice Sombath se voit confier le brassard de capitaine le temps d’u match au Groupama Stadium face à Lens le 14 janvier dernier, avant d’atteindre la barre des 100 matchs avec l’OL deux mois plus tard et de prolonger son contrat jusqu’en 2027.

Studieuse, appliquée et inséparable de Vicki Becho

Décrite comme ayant une « sérénité contagieuse » selon son entretien avec Onze Mondial, ou réservée dans un reportage de L’Équipe, Alice Sombath est une joueuse studieuse et appliquée. Et Vicki Becho en est témoin. La joueuse que Sombath considère comme sa « soeur » ne la quitte plus depuis le centre de formation du PSG. Après un succès national U19 et des interminables sessions devant The Mentalist, elles déposent toutes deux leurs valises à l’OL en 2021, un double transfert qui causera d’ailleurs des remous au PSG.

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Becho la décrit comme « super intelligente » et ayant toujours une « approche hyper tactique ». Et cela se ressent dans son placement d’anticipation mais aussi sa bonne vision du jeu. Techniquement, cela se concrétise par une belle qualité de relance. Mais attention, Alice Sombath n’est pas un si grand gabarit contrairement aux apparences. Du haut de ses 1m65, la jeune défenseuse doit encore travailler son jeu aérien pour devenir incontournable.

Un Euro plein d’emotions, entre promesses et désillusion

Alice Sombath a connu toutes les sélections de jeunes, faisant notamment partie de l’aventure du Mondial U20 en 2023. En novembre 2024, elle est appelée chez les A par Hervé Renard et honore sa première cape face au Nigeria en amical. Mais c’est dès l’Euro en Suisse, sous les ordres de Laurent Bonadei, que les projecteurs se braquent sur la jeune défenseuse de 22 ans. En raison de la blessure au mollet de la capitaine des Bleues, la doublure va devoir tenir la baraque d’urgence. Et elle va le faire avec une maturité déconcertante.

Rendant notamment une excellente copie face à l’Angleterre, le futur champion d’Europe, Sombath est la défenseuse la plus utilisée lors de la phase de poule, titulaire à chaque match. Elle retrouve le banc en quarts face à l’Allemagne, mais rentre finalement en jeu. Dans une séance de tirs au but, après un match éprouvant, elle va connaitre sa première grande désillusion. 7e tireuse, sa frappe croisée sans conviction est stoppée net par Ann-Kristin Berger… la France est éliminée. Au vu de sa personnalité, nul doute que Sombath s’en est déjà remise.

Julien Helle-Nicholson

Photo © Antoine Andreani / Footeuses

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