La grande finale du championnat nord américain (NWSL) se jouera à Portland le 20 novembre à 9 heures du matin. Un horaire précoce qui a provoqué l’ire des joueuses.
Le championnat nord américain est suffisamment, et à juste titre, érigé au rang de modèle dans le monde du football féminin pour que les décisions qui vont à l’encontre des joueuses et du développement de la discipline se retrouvent sous le feu des critiques. En programmant la finale de NWSL le 20 novembre à 9 heures du matin et sur une pelouse synthétique (celle du Providence Park de Portland), les têtes pensantes de la Ligue se sont attirées les foudres des joueuses.
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Agacées voire consternées à l’idée que la grande messe de la saison se joue à un horaire si précoce, elles sont nombreuses à avoir manifesté leur colère sur les réseaux sociaux. La réaction la plus épidermique est à mettre à l’actif de Jessica McDonald, internationale américaine qui porte les couleurs du North Carolina Courage. L’attaquante déplore le choix de la ville, l’absence de pelouse et l’horaire : « Mon enfant est à peine debout à ce moment-là. Nous méritons mieux que cela ».
Laura Harvey, la nouvelle entraîneure de l’OL Reign, y est également allée de son tweet en exhortant les dirigeants à présenter « notre incroyable ligue et nos athlètes comme elles le méritent », et en leur priant de « changer l’horaire. »
Un décision dictée par les besoins de CBS
Cette décision a été prise par la ligue pour que la finale soit retransmise en direct sur le tentaculaire réseau de télévision CBS. Quelle qu’en soit la raison, le fait de jouer si tôt un samedi va automatiquement atténuer la portée de l’évènement et donc la visibilité du foot féminin. Sans oublier l’essentiel, à savoir que les joueuses des deux équipes concernées vont devoir se lever aux aurores et seront donc dans de moins bonnes dispositions pour assurer le spectacle.
Mickaël Duché
Photo © OL Reign