OL Lyonnes – Barcelone : un Classique qui va faire parler la foudre 

OL Lyonnes et le FC Barcelone s’affrontent ce samedi 23 mai (18h), en finale de la Ligue des Champions à Oslo. C’est la quatrième fois que les deux équipes, qui règnent sur le football européen, s’affrontent en finale de la reine des compétitions, avec un seul objectif, retrouver le toit de l’Europe. 

C’est un match spécial, pour plein de raisons différentes. Parce qu’il est en Norvège, le pays d’Ada Hegerberg, parce que Jonatan Giraldez va retrouver son ancienne équipe, celle avec qui il avait battu les Lyonnaises en 2024, mais aussi son ancien adjoint, Pere Romeu, devenu entraîneur principal. Parce que OL Lyonnes et Michele Kang courent après cette compétition depuis quatre ans, et parce que c’est tout simplement l’une des confrontations les plus attendues d’Europe, entre deux des meilleures équipes du Vieux continent. Et enfin parce que le FC Barcelone est le finaliste malheureux de l’édition précédente. Une fois tous ces éléments posés, on commence à esquisser l’intensité sportive et émotionnelle de la rencontre qui se prépare samedi au Ullevaal Stadion d’Oslo. 

Si Jonatan Giraldez n’a jamais voulu faire – en tout cas devant la presse – de la Ligue des Champions l’objectif prioritaire de la saison, c’était celui de sa boss. Consciente que l’écart entre le club, huit fois vainqueur de la Ligue des Champions, et les autres clubs européens commençait à se resserrer, elle a fait prendre un nouveau tournant à son club : le départ de neuf joueuses, l’arrivée de neuf autres et celle de “Jona” depuis les États-Unis pour les entraîner. La mayonnaise a pris rapidement, le club a encore surnagé en championnat, en saison régulière du moins, et s’est offert un beau parcours en Ligue des Champions.

L’OL Lyonnes a tout renversé

Mais les Lyonnaises ont dû aller la chercher cette qualification. D’abord face à Wolfsburg en quarts avec une défaite à l’aller (1-0, 4-0) puis en demies face à Arsenal avec le même scénario (2-1 à l’aller, 3-1). Vendredi, à Oslo, à en croire la presse étrangère lors de la conférence de presse d’avant-match, il était clair que les Lyonnaises n’étaient pas les grandes favorites de la rencontre. « Quand on arrive à ce stade de la compétition, il y a forcément de la pression des deux côtés. Au vu de la saison dernière où nous n’avons pas réussi à nous qualifier pour la finale, je pense que Barcelone est favori », a concédé Wendie Renard, qui joue sa douzième finale de Ligue des Champions. « On a mérité notre finale cette année, a-t-elle tenu à rappeler. Mais comme on l’a dit, on est très humble. » Sa coéquipière, Ada Hegerberg, les yeux rendus brillants d’émotion par la finale, par le contexte, par le fait de la jouer dans son pays, abondait : « Vous nous connaissez, Wendie et moi. Quand il y a du boulot à faire, on va être très sérieuses dans notre travail. Demain, on va voir une équipe qui va tout donner et qui va tout faire pour aller chercher le titre. »

Jonatan Giraldez, lui, estime que cette « finale est très équilibrée ». « Il y a deux équipes qui ont un niveau très élevé. Et indépendamment de l’histoire des dernières années, notre ambition est de dire que demain nous pouvons gagner. (…) Je pense que les deux équipes ont mérité d’arriver ici. J’insiste sur cela, car je pense que c’est important, au final, quand on analyse les matchs, indépendamment de ce qui s’est passé dans chaque rencontre, tant le Barça que nous, avons mérité d’être en finale. Je pense que les deux meilleures équipes sont arrivées, ce qui nous promet sûrement un match passionnant », a-t-il assuré. Ses joueuses se sont entraînées pendant une heure sous les yeux de la presse française et internationale, avec le sérieux mais aussi la bonne humeur qui les caractérise. Le coach barcelonais a partagé cette analyse. 

Deux équipes spectaculaires se font face

Les deux équipes ont dans leur ADN la possession, la domination, le pressing, la volonté de délivrer un spectacle sur le terrain. Les deux coachs en ont conscience et ont tous les deux affiché une politesse de façade pour le travail de l’un et de l’autre. « Collectivement, ce qu’on doit faire comme équipe c’est d’essayer de dominer le match de la même manière que d’habitude. Je n’aimerais pas voir demain un match où OL Lyonnes joue d’une manière différente », a assuré l’entraîneur d’OL Lyonnes. Même discours du côté du Barcelonais Pere Romeu : « Les détails seront très importants. Nous espérons qu’ils seront en notre faveur et que nous ferons notre type de match, avec notre plan de jeu. Et si nous faisons tout ça, nous serons sûrement plus proches de faire le type de match que nous voulons. » Aucun des deux n’a voulu trop se livrer sur les petits détails qui feraient pencher la balance d’un côté ou de l’autre. 

Il y en a quelques-uns déjà connus qui ne sont pas négligeables. Si du côté de Barcelone, la Ballon d’Or Aitana Bonmati est de retour, tout comme Caroline Graham Hansen, OL Lyonnes a perdu sur blessure face à Arsenal, une joueuse incontournable de son effectif, Kadidiatou Diani. L’attaquante, grande actrice dans la qualification en finale, était présente, en béquilles, auprès de ses coéquipières pour les soutenir, et a participé, avec elles, au moment de communion de fin d’entraînement. Un autre détail qui dit beaucoup de la solidarité et de la solidité de ce groupe. Qui va devoir en montrer demain.

Par Sasha Beckermann à Oslo

Photo ©Théo Domingues/Footeuses

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