L’année 2025 se termine et les actualités du football féminin ont été nombreuses. Très nombreuses, même si certaines ont marqué plus que d’autres la rédaction. Une partie des membres prend la plume.
Jérôme : Bravo les Suisses
Que tout est passé vite. Des interviews à gauche, à droite, de nombreux matchs et tournois couverts, dont l’Euro féminin. Justement, je n’oublierai pas le match d’ouverture de ce championnat d’Europe, à Bâle. Les fans norvégiens et suisses ont tout de suite montré une immense ferveur et même si le scénario de ce premier match n’aura pas souri aux locales, le public helvète a été génial pour pousser fort jusqu’au bout.
Les joueuses suisses m’ont surpris par l’intensité qu’elles ont mis, croquant à pleine dents cet événement se déroulant chez elles et le stade était animé d’une magnifique ambiance, chaleureuse et particulièrement positive. Le premier match des Bleues, dans le stade très différent de Zurich, m’aura comblé d’un point de vue du résultat. Le quart contre l’Allemagne m’aura fait mal à la tête. Mais l’ambiance de ce match d’ouverture, je la garderai en mémoire.
Lucie : Merci le futsal
L’année 2025 a été rythmée de nombreux moments forts dans le monde du football féminin et pour le média, mais j’ai choisi d’en retenir un en particulier pour sa dimension humaine et son lien direct avec le terrain : le Tour Élite de futsal féminin, organisé à Besançon au mois de mars. Cette compétition représentait une étape clé pour l’équipe de France féminine dans la course à la qualification pour la première Coupe du monde de futsal féminin. Pendant plusieurs jours, j’ai eu la chance de suivre les Bleues au plus près, lors des matchs, des entraînements et des temps officiels. Ce déplacement m’a également permis de découvrir plus en profondeur le futsal, ses spécificités et son intensité, dans un contexte international fort.
Au-delà de l’enjeu sportif, ce Tour Élite restera surtout un moment humain marquant pour moi. Notre média repose sur une quinzaine de bénévoles répartis partout en France et, même si nous échangeons quotidiennement, nous n’avons pas souvent l’occasion de nous retrouver physiquement. À Besançon, j’ai pu revoir Jérôme, déjà croisé sur d’autres événements, mais aussi rencontrer pour la première fois en face à face nos photographes Laura et Mathilde. Un événement sportif qui nous a permis de partager des moments simples, faits de passion, de rires et de complicité. Malgré les défaites et la non-qualification des Bleues, j’ai découvert une équipe nationale attachante, portée par un staff passionné et engagé. Une expérience forte, qui m’a donné envie de suivre encore davantage l’actualité du futsal féminin
Charlie (et Axel) : La révérence de Gaëtane Thiney
S’il ne fallait retenir qu’un moment du foot féminin en 2025, pour moi ce serait celui-là : la retraite de Gaëtane Thiney. Pas un but, pas un trophée, pas une finale. Un départ. Et pourtant, tout un pan de l’histoire du football féminin français qui s’est refermé.
Thiney, ce n’est pas seulement une internationale aux chiffres impressionnants. C’est une joueuse qui a traversé plusieurs ères du football féminin, depuis les terrains quasi invisibles jusqu’aux stades pleins, depuis l’amateurisme déguisé jusqu’à une professionnalisation encore fragile. Elle a joué quand il fallait expliquer pourquoi on jouait, pourquoi ça comptait, pourquoi on avait le droit d’exister.

Sa retraite, c’est aussi celle d’une génération qui a souvent porté plus que du football sur ses épaules : de la pédagogie, de la patience, de la lutte silencieuse. Thiney n’a jamais été la plus médiatique, mais elle a toujours été là. Juste. Utile. Intelligente. Et profondément respectée.
En 2025, alors que le foot féminin avance, recule parfois, se débat encore avec ses contradictions, voir partir Gaëtane Thiney, c’est se souvenir d’où l’on vient. Et comprendre que ce que l’on regarde aujourd’hui n’existerait pas sans celles qui ont tenu bon quand personne ne regardait
Julien : Que de scénarios fous
Ne garder qu’un moment est un choix difficile tant il y a eu de scénarios renversants, notamment cet été. Je pense au doublé salvateur de Marta en finale de la Copa América ou la nouvelle épopée du Maroc de Chebbak lors de la CAN. Mais quitte à choisir, je dirais l’égalisation de Rhiola Xhemaili pour la Suisse face à la Finlande lors du dernier match de poule de l’Euro. Quelques minutes plus tôt, la Finlande avait pris l’avantage sur penalty. Les minutes défilent et en entrant dans le temps additionnel, on n se disait bien que le rêve suisse touchait à sa fin.
Mais quand on joue une compétition à domicile, tout est possible. La maitre à jouer helvétique Géraldine Reuteler arme un centre-tir dans la boîte… Et Xhemaili surgit, de nulle part, fait chavirer Genève et envoie la Suisse en quarts de finale pour la première fois de son histoire. Voir cette équipe suisse, jeune et virevoltante sous les auspices du calme légendaire de Pia Sundhage. L’entraineuse suédoise de 65 ans a tout vu, tout connu. Et pourtant ce soir-là, une émotion candide se lit sur son visage après ce but, un moment précieux !
Maëlys (et Mathis) : Amel, fichu tir au but…
On sait que le football ne se réécrit pas. Pourtant, certains gestes laissent un goût persistant de « et si… ». Celui d’Amel Majri, lors de la séance de tirs au but face à l’Allemagne en quart de l’Euro, en fait partie.
L’ancienne Lyonnaise se positionne loin du point de penalty, presque à l’entrée de la surface de réparation. Elle s’élance alors avec un tempo déroutant. Quelques pas vers l’avant, une trajectoire légèrement décalée sur sa gauche, puis une approche presque suspendue, comme si le temps se contractait autour d’elle. Face au ballon, son corps se fige un instant, loin des courses franches habituellement observées dans cet exercice.
La frappe part finalement sur la gauche d’Ann-Katrin Berger. La gardienne allemande ne se laisse pas surprendre, choisit le bon côté et repousse la tentative de la milieu offensive. Un arrêt décisif, qui pèsera lourd. La France est éliminée de l’Euro sur le score de 6 tirs au but à 5 après l’échec de la jeune Alice Sombath. Un penalty manqué, une séance perdue, et cette question qui reste en suspens : et si le geste d’Amel Majri avait connu une autre issue ?

Camille : Un mois hors du temps
En 2025, j’ai eu l’honneur de rejoindre les Soft Hooligans, le club de supporters de la Suède pour l’UEFA Women’s Euro en Suisse. Suédoise de cœur depuis deux décennies, j’ai vécu un mois hors du temps avec des supporters passionnés et accueillants. Ma passion, ma connaissance du football féminin et mon expertise en chants suédois ont rendu mon intégration très facile. Les fans walks d’avant-match étaient une « douce » démonstration de notre ferveur tandis que nous poussions notre équipe de la première à la dernière seconde.
Big up à Kajsa, Estrid, Marija, Caroline G., Caroline O., et David à la logistique. 💙💛
Le dernier mot du red chef :
Merci 2025. Merci à l’ensemble de l’équipe Footeuses, ceux qui ont livré leur moment de cœur ici mais aussi Thomas, Lison, Maël, Antoine, Mathilde, Mathilda, Laura, Anaïs, Chayanne, Louise, Clémence, Cyriane, Malone. Footeuses est une aventure collective et le restera. Place à 2026. On a hâte. Et toi ?
