Les joueuses de l’équipe de France féminine devraient toucher entre 13 000 et 24 000 euros lors du Championnat d’Europe féminin cet été. C’est plus de dix fois moins que les hommes qui ont échoué en huitièmes de finale à l’Euro.
Les Bleues sont fixées et la réalité est bien triste. Elles savent approximativement quelles primes elles vont percevoir en fonction de leurs résultats à l’Euro féminin du 6 au 31 juillet. Dire que l’égalité est loin du compte serait un euphémisme. Si la troupe de Corinne Diacre atteint les quarts de finale en Angleterre, chaque joueuse touchera 13 000 euros. Marie-Antoinette Katoto et ses coéquipières gagneront 16 500 euros en cas de demi-finales et 24 000 en cas de victoire finale.
À titre de comparaison, la Fédération française de football avait versé 173 000 euros à tous les hommes de Didier Deschamps pour leur participation à l’Euro l’été dernier. Les résultats n’avaient pourtant pas été flamboyants avec une très décevante élimination en huitièmes de finale face à la Suisse.
Dix fédération de football accordent l’égalité salariale en sélection
La France semble donc loin de suivre l’exemple des pays qui ont acté l’égalité salariale en sélection. La semaine dernière, l’Espagne est devenue la 10e nation à s’engager dans cette voie. La Roja a trouvé un accord historique pour les primes, les conditions de travail et le droit à l’image des joueuses.
Les neuf autres sélections égalitaires sont la Norvège la Finlande, les Pays-Bas, l’Angleterre, l’Australie, la Nouvelle-Zélande, le Brésil, l’Irlande et les États-Unis bien sûr. Les championnes du monde américaines ont également obtenu gain de cause il y a quelques semaines.
L’UEFA double les primes pour l’Euro féminin mais les inégalités demeurent
En réalité, toutes les sélections engagées vont souffrir de la différence de traitement entre le football féminin et le football masculin. Ainsi, le vainqueur de l’Euro féminin cet été ne gagnera pas plus de 2 millions d’euros. Là encore, les écarts sont immenses : l’Italie avait empoché 28 millions d’euros après sa victoire dans la compétition masculine l’année dernière. L’UEFA a doublé les dotations par rapport à 2017 mais l’effort reste insuffisant.
Mickaël Duché