Dans une interview publiée par le journal L’Équipe ce mardi, l’attaquante parisienne Kadidiatou Diani a manifesté son opposition à une D1 à dix équipes. Elle milite pour la professionnalisation du football féminin français.
Tout juste auréolée du trophée UNFP de meilleure joueuse de la saison en D1, l’attaquante Kadidiatou Diani a accordé un long entretien au journal L’Équipe ce mardi. Elle es revenue sur sa saison réussie et sur la course au titre entre le PSG et l’OL qui anime la fin de championnat.
Plus important encore, l’internationale française a tenu à exprimer son inquiétude quant au passage plus que probable de la D1 à dix équipes la saison prochaine, contre douze actuellement. « Ce serait clairement du gâchis, a-t-elle regretté. Ce serait un retour en arrière alors qu’on était bien parti. On va prendre du retard sur les autres Championnats. On est en train de régresser alors que les joueuses font tout pour pouvoir pousser un maximum le foot féminin ».
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Selon la native d’Ivry-sur-Seine, il aurait été préférable que la Fédération française de football opte pour la solution inverse et décide d’augmenter le nombre de participants à 14. C’est d’ailleurs une piste envisagée pour la saison 2022-2023, le Comex de la Fédé ayant discuté de cette option début mai.
Professionnaliser la D1
Kadidiatou Diani affirme cependant que rien ne sera possible sans une professionnalisation du football féminin français à l’image des championnats espagnols, anglais ou allemands. « Si on arrive à professionnaliser la D1, peut-être qu’à un moment, on aura plus de concurrence, donc ce sera bénéfique pour tout le monde ».
« La professionnalisation est indispensable si on veut pouvoir développer au maximum nos capacités. Cela passe par la structuration des clubs, la médiatisation, tout l’écosystème du football féminin »
La buteuse du PSG va encore plus loin et certifie que cette professionnalisation doit être « la prochaine étape ». Elle préconise donc des avancées rapides et systémiques : « Pour moi, c’est indispensable si on veut pouvoir développer au maximum nos capacités. Cela passe par plein de choses, la structuration des clubs, la médiatisation, tout l’écosystème du football féminin… ».
Mickaël Duché
Photo © Laura Pestel