« Je suis écœurée » : Victime d’une agression, une jeune gardienne récolte en plus une suspension

C’est le cri du cœur, d’une mère doublement touchée. Par la blessure de sa fille, qui n’aurait jamais dû survenir. Et par la sanction attribuée à celle-ci par la Ligue de Normandie.

La décision allait faire parler, c’était évident. Contexte lourd, suspension prononcée à l’encontre d’une joueuse de football victime d’une agression sur un terrain… Cela n’a pas loupé. Sitôt le verdict connu, Jessica Quiboeuf, la mère de la victime s’est fendu d’un long message empreint de la plus vive émotion sur les réseaux sociaux. « Je refuse de me taire face à cette injustice. Ma fille mérite d’être reconnue comme une victime, pas d’être traitée comme une coupable. »

Comme le rappelle Ici Normandie, « le 13 juin dernier, la gardienne des moins de 18 ans du club de football de Saint-Lô (NDLR : Maelys Quiboeuf) a été violemment agressée lors du match de demi-finale de la Coupe de Normandie au Havre, par des jeunes femmes extérieures aux clubs. » Ce 24 juin, la ligue a rendu son verdict concernant cette affaire et il a outré les responsables du club de Saint-Lô et surtout la mère de la gardienne de but.

« Nous découvrons que ma fille écope de deux matchs de suspension. Deux matchs de suspension pour une jeune fille qui a déjà payé le prix fort de cette violence. Dans le même temps, le club de Saint-Lô reçoit une amende de 100 euros et le HAC, club recevant lors de cette rencontre, une amende de seulement 200 euros.

Quel message envoie-t-on aujourd’hui à nos jeunes sportifs ? (…) En tant que parent, je suis écœuré. »

Maëlys a subi une fracture du nez nécessitant une opération et une coupure à la lèvre notamment. Elle souhaite arrêter le football.

Photo d’illustration

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