La section féminine de l’OGC Nice menacée de disparition

Selon les informations du journal L’Equipe, la direction de l’OGC Nice a annoncé à ses joueuses qu’elles pouvaient chercher un autre projet pour la saison prochaine.

Pressentie par certains, la menace d’une dissolution de la section féminine de l’OGC Nice est désormais une réalité. En cause, la section masculine, qui n’est pas sûre de jouer en Ligue 1 la saison prochaine. Pour cela, le Gym devra battre Saint-Etienne en barrage. Pour anticiper la catastrophe qui s’annonce, le club, comme bien d’autre fait trinquer la section féminine. Dans un article de l’Equipe, daté du 18 mai 2026, nos confrères indiquent que les joueuses ont été invitées à chercher un nouveau projet et qu’aucun repreneur ne s’est pour le moment manifesté.

Une histoire de plus, une histoire de moins…

Encore une fois, les équipes féminines apparaissent comme variable d’ajustement, pour des propriétaires qui arrivent de moins en moins à gérer correctement leurs équipes masculines. Nice en est l’exemple parfait. Comme beaucoup, en arrivant en côte d’Azur, Ineos et son PDG, Sir Jim Ratcliffe, pensait qu’investir ses gros sous (ou pas en l’occurrence) et s’improviser gestionnaire d’un club de football était simple. Grossière erreur qui met aujourd’hui le club en danger et qui sacrifie les féminines. Cette année, Dijon est dans la même situation, avec des joueuses qui cherchent déjà une porte de sortie. Il y a deux ans, Orléans trinquait, avec en prime, un président qui ne s’était pas retenu. « Vous nous coûtez trop cher et vous ne rapportez rien« , avait-il indiqué à ses joueuses.

Sur le même sujet : Dijon en danger, convention collective absente : le cri d’alarme du football féminin

… et à l’avenir ?

À cette liste, il est possible de rajouter de nombreuses équipes. La vente de Montpellier, suite à la descente de la section masculine en Ligue 2 la saison dernière, le crash de Bordeaux… Selon ce schéma, plusieurs équipes peuvent s’inquiéter pour l’avenir. Elles sont nombreuses les équipes d’Arkema Première Ligue et de Seconde Ligue à avoir leur égal dans les haut championnat masculins. Fleury (APL et National), Saint-Malo (APL, N2), AJ Auxerre (Seconde Ligue, Ligue 2) ou encore Metz (Seconde Ligue, Ligue 2) ont-elles de nombreuses années devant elles, où vont, elle se faire couper l’herbe sous le pied comme cela a été le cas pour Dijon ?

Axel Piotet
Photo : Archives Footeuses ©OGC Nice

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