Ce 14 avril, les Bleues avaient rendez-vous aux Pays-Bas dans le cadre des qualifications à la coupe du monde 2027. Et avec une défense encore friable, elles ont cédé.
La question n’est plus, avec cette équipe de France féminine, de savoir si elle encaissera un but au cours d’un match. Non, il s’agit de savoir quand. Ce 14 avril, le but néerlandais est tombé après seulement 11 minutes et un coup franc lointain repris par la jeune Renee van Asten.
La défenseure gagnait son duel sur Malard, qui avait juste auparavant commis une erreur avec une passe vers le cœur du jeu, interceptée et sur laquelle Brugts avait tenté un lob de loin, tandis que Pelova n’avait elle pas cadré à la 8e sur une lourde frappe. Soit trois occasions en moins d’un quart d’heure.
Les Bleues assument ce « déséquilibre » avec de larges volontés offensives. Mais derrière, il y a danger. Du coup, à la pause, le score de 1-0 n’était pas illogique et si Katoto avait vu un but lui être refusé pour hors-jeu dès la 7e, il n’y avait finalement pas eu beaucoup de chose à se mettre sous la dent pour les visiteuses.
Baltimore répliquait en début de deuxième mi-temps
Heureusement, la meilleure Tricolore du jour, alignée au poste d’arrière gauche, marquait, de manière un peu chanceuse peu après le retour des vestiaires. Baltimore, puisqu’il s’agissait bien d’elle, tentait un tir dans un angle fermé après un énième déboulé, frappe contrée qui surprenait Van Domselaar (1-1, 54e). La gardienne se reprenait en sortant une tentative de Katoto (61e) et une belle frappe de Baltimore (64e).
Mais alors que les Françaises semblaient prendre le dessus sur leur adversaire, elles étaient surprises sur un contre. Brugts crucifiait Peyraud-Magnin avec un beau tir croisé après un bel effort (2-1, 68e). Un but concédé, ça fait mal, deux, cela fait beaucoup. Si l’entrée de Mateo faisait du bien en attaque, la défense était même proche de plier une troisième fois, Mbock sauvant l’affaire alors que Peyraud-Magnin était battue (83e).
Voilà les joueuses des Pays-Bas premières du groupe et ce n’est pas volé. Aux Bleues de reprendre la tête samedi à domicile contre ce même adversaire qui a montré qu’il défendrait férocement mais qu’il peut aussi laisser des espaces. Au final, la folie offensive attendue, vue lors de la dernière confrontation contre cet adversaire à l’Euro (5-2) n’était pas là. Le Brésil est encore loin.
Jérôme Flury
Photo ©oranjevrouwen
