Mise à l’écart à Saint-Étienne, hospitalisée pendant la CAN, nouveau départ à Saint-Malo… Morgane Belkhiter se livre sans filtre

Morgane Belkhiter a déjà vécu plusieurs vies. À seulement 30 ans, la latérale droite découvre à Saint-Malo son dixième club depuis le début de sa carrière. Une capacité d’adaptation à toute épreuve qui ne l’empêche pas de savoir dire non lorsque le projet ne lui convient plus. Mais la saison dernière, une mise à l’écart à Saint-Étienne l’oblige à se remettre en question avant de se relever petit à petit.

Internationale algérienne depuis 2018 (42 sélections, 3 buts), Belkhiter a vu l’évolution de sa sélection, d’une équipe qui ne sortait pas des poules de la CAN à un podium arraché cet été. La native de La Ciotat se confie sur cette épopée qui a aussi propulsé les Vertes vers une première qualification en Coupe du Monde l’année prochaine. Retour sur une année de bascule, sans filtre.

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Comment se passe votre début de saison à Saint-Malo cet été ? Vous faîtes une belle entrée en matière cette saison avec une victoire et un nul bonifié en coupe LFFP, et vous avez bien réagi à Strasbourg en Arkema Première Ligue.

C’est très positif. C’est un groupe qui a réussi deux montées en trois saisons. Le staff, les filles, tout le monde travaille énormément, qui ne triche pas. Il y a un manque d’expérience, c’est sûr, on le sait et elles le savent aussi.

On a joué contre Strasbourg qui est une équipe qui a bien recruté, qui est sur un projet intéressant aussi. Il y a beaucoup de filles expérimentées et de haut niveau. On se prend trois buts peut-être sur le manque d’expérience, des petites erreurs qui se payent tout de suite dans le haut niveau.

Mais on arrive à revenir à 3-1 et ensuite à 3-2 à vingt minutes de la fin. On a été plus agressives et on jouait plus vers l’avant aussi. On mettait plus de rythme. Je pense que Strasbourg a douté vers la fin. Malheureusement, on n’a pas réussi à marquer ce troisième but pour égaliser et repartir avec un point. Je pense qu’on va retenir cette deuxième mi-temps qui, à mon sens, est très positive. 

« C’est sûr qu’il y a une différence, on en est tous conscients. Mais [Saint-Malo] est un club qui a des valeurs humaines et je trouve qu’aujourd’hui, dans beaucoup de clubs, celles-ci se perdent. »

Sur les trois premiers matchs, vous êtes entrée en jeu deux fois. Vous avez raté une partie de la préparation en étant à la CAN avec l’Algérie. Comment arrivez-vous à vous adapter dans ce nouveau collectif ?

J’ai raté la préparation, tous les matchs amicaux. Ça fait seulement 15 jours que je suis arrivée et ce n’est pas facile d’intégrer un groupe où les filles sont déjà prêtes. Mais j’ai été super bien accueillie. Le coach a tout fait pour bien m’intégrer au projet de jeu. 

Après, il faut que je sois patiente, je ne peux pas tout avoir et jouer directement. Donc à moi aussi de faire mes preuves. Globalement, je suis contente et ça me fait du bien d’être à Saint-Malo. Je sais que le coach et l’équipe comptent sur moi et me font confiance.

Morgane Belkhiter lors de son entrée en jeu avec Saint-Malo face à Strasbourg le 5 septembre 2026 © US Saint-Malo

En termes de professionnalisme, d’infrastructures, ça doit vous changer par rapport à Saint-Etienne…

C’est sûr qu’il y a une différence, on en est tous conscients. Mais c’est un club qui a des valeurs humaines et je trouve qu’aujourd’hui, dans beaucoup de clubs, ces valeurs humaines se perdent.

C’est aussi pour ça que j’ai rejoint Saint-Malo, pour les valeurs humaines. Et c’est un club qui a envie de s’améliorer, notamment au niveau des infrastructures chez les filles. Ils ont envie de s’appuyer aussi sur des filles qui ont de l’expérience pour évoluer. C’est un club qui a envie aussi d’apprendre, qui essaye de mettre les moyens chez les féminines.

« L’ASJ Soyaux a été l’une de mes meilleures années. Je me rappelle du match contre Guingamp. On savait que le club allait disparaître mais on voulait quand même se battre. On ne pouvait compter que sur nous-mêmes. »

Vous avez une grande expérience dans le football hexagonal, Saint-Malo étant votre dixième club. Que tirez-vous de toutes ces expériences ?

Si j’ai fait autant de clubs c’est parce que je n’ai pas forcément peur de partir du jour au lendemain si ça ne me convient plus. Je n’ai pas peur de l’inconnu. Je le vois positivement parce que j’ai pris les opportunités que j’avais. Et même si le fait d’avoir fait autant de clubs est mal vu, je trouve que c’est important de saisir les opportunités parce que ça n’arrive qu’une fois et pas deux fois.

Célébration après le but de Morgane Belkhiter avec l’ASJ Soyaux contre Guingamp, 20e journée de D1 le 6 mai 2023 © ASJ Soyaux

Y’a-t-il un moment qui vous a particulièrement marqué ?

De tous les clubs que j’ai faits… l’ASJ Soyaux ! Ça a été l’une de mes meilleures années en club. Malheureusement, le club a disparu derrière. Même si c’était une saison où on perdait souvent, ce qu’on vivait à l’intérieur du club était fou. On était toujours à 100%.

Je me rappelle du match contre Guingamp. On savait qu’à ce moment-là, le club n’allait pas continuer mais nous, on voulait quand même se battre. On ne pouvait compter que sur nous-mêmes. Et quand j’ai marqué dans ce match, même si à la fin on avait perdu, il y avait tellement d’émotion mais aussi un soulagement. J’ai montré le logo quand j’ai célébré pour montrer que l’ASJ ne pourra jamais disparaître.

C’était dommage de complètement galérer alors qu’il y avait des joueuses historiques comme Laura Bourgoin, Siga Tandia ou Cathy Couturier. Ce sont des filles qui ont porté le club pendant des années à haut niveau. Quand le club a fermé et beaucoup de filles n’ont pas pu rebondir même si ça faisait des années qu’elles étaient au club. Et mentalement, ça a atteint beaucoup de joueuses.

« Je ne pensais pas que j’étais capable de surmonter cette mise à l’écart. Ça a été l’épreuve la plus difficile de ma vie en tant que joueuse. J’ai beaucoup douté. Les six premiers mois je voulais arrêter le foot. »

Et cette année vous arrivez dans un club qui devrait également lutter pour le maintien, comme avec l’ASSE la saison dernière. Une année difficile pour toute l’équipe. Quel est votre regard sur votre expérience à Saint-Etienne ?

J’ai passé trois ans à Saint-Etienne. La première année était exceptionnelle. On était à quelques points de jouer les playoffs, alors que quand je suis arrivée en décembre 2023, on était dernières avec cinq points. On a fait une remontada. Sur le plan sportif, c’était incroyable à vivre. Ça a commencé à devenir compliqué lors de la deuxième saison. On obtient le maintien à l’avant-dernière journée contre Strasbourg. On marque à la fin, à la 90e+2. Je me rappelle, c’est Sarah Cambot qui marque.

Et ensuite, cette dernière saison, ça a été l’année… Je ne sais pas comment expliquer ça. Avec du recul, je le prends pour un apprentissage. Je me dis que c’est le destin, peut-être qu’il fallait que je vive ça. J’ai beaucoup appris sur moi aussi. Je ne pensais pas que j’étais capable de surmonter cette épreuve-là, une mise à l’écart. Parce que ça a été l’épreuve la plus difficile de ma vie en tant que joueuse. 

J’ai beaucoup douté. Les six premiers mois je voulais arrêter le foot. Mais chaque jour, j’avais une petite voix qui me disait : « Non, Morgane, tu ne peux pas arrêter. Il faut que tu te battes, il faut que tu continues, il ne faut pas que tu te laisses faire. Il faut que tu sois un exemple pour les prochaines filles, les prochaines joueuses, les prochaines femmes. » Parce que ça peut arriver dans le monde du travail aussi. Donc montrer qu’en tant que femme, on est capable de surmonter ça et de faire valoir ses droits aussi.

Donc j’espère être un exemple aujourd’hui. J’en suis fière. Et il y a aussi l’équipe nationale qui m’a sauvée. Le sélectionneur Farid Benstiti m’a toujours fait confiance alors qu’on avait des échéances importantes. On avait les qualifications pour la CAN contre le Cameroun et je n’avais quasiment pas joué de la saison. Je n’étais pas forcément à 100% et c’était dur mentalement. Mais je l’avais souvent au téléphone. Ça m’a sauvée. Grâce à tout ça, je n’ai pas arrêté le foot. Chose que Saint-Etienne voulait que je fasse. Je n’ai pas peur de le dire.

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Mais comment expliquez-vous cette mise à l’écart après près de deux saisons de loyaux services ?

Je ne pourrais pas l’expliquer. Le nouvel entraîneur ne comptait pas sur moi. C’est un choix sportif, je respecte. J’ai fait un entretien avec le coach Sébastien Joseph et le président du club. Ça a duré deux minutes. J’étais un peu frustrée et dégoûtée.

J’avais tout donné pour le club à Saint-Etienne. J’avais joué tous les matchs. Il n’y avait pas forcément de raison de ne pas me conserver. Mais il me restait un an de contrat. Je ne voulais pas me prendre la tête à chercher un nouveau club l’été dernier parce qu’il y avait aussi l’édition précédente de la CAN en même temps.

Mais après l’entretien… Dans ma tête, c’est bon. Au foot, tu donnes tout et du jour au lendemain, on peut te virer comme ça, sans forcément te donner de raison. Ça m’avait dégoûtée. Je voulais arrêter. À la suite de l’entretien, j’ai dit que j’arrêtais après la CAN.

J’ai ensuite fait une bonne CAN mais je ne voulais pas me rendre malade. Et il y avait des clubs qui étaient venus vers moi. J’ai refusé. J’ai refusé des bons clubs, en D1. J’avais besoin de temps. 

Et comme vous disiez plus tôt, les opportunités viennent une fois, pas deux…

L’opportunité vient une deuxième fois cette fois. Mais j’ai encore refusé. Et après, c’était terminé. Je n’avais pas forcément le choix ensuite, il me restait un an de contrat à Saint-Etienne.

Morgane Belkhiter a évolué à Saint-Étienne entre 2023 et 2026 © AS Saint-Étienne

Malgré tout ça, on fait appel à toi pour réintégrer le groupe lors de la deuxième partie de saison. C’est fou, non ?

Oui, c’est fou. Je ne sais pas ce qu’il s’est passé pendant les vacances de Noël. On fait appel à moi en me disant que je suis convoquée. On me dit que, vu la situation dans laquelle on est, c’est-à-dire relégable, maintenant tu es sélectionnable. Si tu performes, tu joues. Si tu ne performes pas, comme les autres joueuses, tu ne joueras pas.

Je suis un peu choquée, en toute honnêteté. Je le prends même à la rigolade. Pour moi, c’est du foutage de gueule. Ce sont les mots qui me viennent. Je suis sans filtre. Je ne me prends pas la tête et je joue. Je joue et je reprends du plaisir. On verra ce qu’il se passe après. J’ai tout donné à cette période-là. Mais je n’ai pas oublié ce qu’ils m’ont fait. Ce n’est pas parce que vous m’avez fait revenir que je vais oublier.

Et donc pendant ce temps-là, la sélection algérienne vous permet de garder le plaisir dans le foot, notamment pendant votre mise à l’écart. Comment avez-vous vécu cette épopée, des quarts lors de la CAN précédente à la 3e place historique cet été ?

Ce qu’on a vécu, c’était incroyable. Je pense qu’on n’arrive toujours pas à croire ce qui se passait. On s’est qualifiées pour la Coupe du monde ! On atteint les demi-finales de la CAN et malheureusement on perd. Mais ensuite on fait ce qu’il faut pour accrocher cette troisième place, la médaille de bronze. Et c’est beau, il y a eu énormément d’engouement autour de nous, autour de l’Algérie. 

Je sais que je m’en souviendrai toute ma vie. Toutes les filles s’en souviendront. C’est quelque chose qui va nous marquer. C’est un tournant dans notre carrière. Se qualifier pour une Coupe du monde, ce n’est pas tous les jours. Surtout pour un pays africain.

L’Algérie célébrant sa médaille de bronze et son prix du fair-play à l’issue de la CAN 2026 © FAF / Les Vertes

Avant la CAN, vous vous dites qu’il y a de la place pour un exploit ?

On travaille avec Farid Benstiti depuis trois ans. C’est un entraîneur exceptionnel sur le plan foot, humain, etc. On est une équipe avec de grandes qualités et on est montées en puissance. Juste avant la CAN, on joue contre la Zambie et on fait match nul puis une victoire. La Zambie, c’est quand même une très grande équipe africaine.

Pendant la CAN, on ne s’est pas forcément dit qu’on allait gagner ou quoi que ce soit, juste de prendre match par match. On ne va pas se prendre pour n’importe qui. Même si on est l’Algérie, on a de très bonnes joueuses. On a montré sur le terrain qu’on était capables de gagner nos matchs.

Et puis on a gagné le premier match 2-0 face au Sénégal, une nation qui avait l’ambition d’aller en Coupe du Monde. Ça nous met en confiance. Après, on perd contre le Maroc. On se prend un but à la fin mais on réussit à les faire douter. Ensuite, on va en quart de finale contre la Côte d’Ivoire. On concède l’ouverture du score mais elles se prennent un carton rouge. Retournement de situation. On marque deux buts en cinq minutes en deuxième mi-temps. Et voilà, on est qualifiées pour la Coupe du Monde !

Après en demi-finale, le carton rouge que je me prends nous fait mal, dès la 21e minute. C’était difficile. Je pense que les filles avaient l’opportunité de marquer. Mais malheureusement, quand ce n’est pas pour toi…

« la fédération a mis les moyens. Ils étaient conscients qu’il y avait du talent en Algérie. Et quand vous avez Farid Benstiti qui vous appelle, les filles viennent. elles savent qu’il y a de grandes choses à faire. »

Mais vous vous êtes remobilisées pour aller chercher cette 3e place !

Oui, le Maroc était favori face à nous. Elles sont à domicile. Ça s’est joué dans la tête. On était plus fraîches mentalement que les Marocaines. Pourtant, elles avaient la maîtrise du match en 1ère mi-temps. Mais en 2e mi-temps, on a corrigé ce qui n’allait pas tactiquement et on revient au score en fin de match. Ça leur a fait mal. On a pris le dessus tactiquement sur les dix dernières minutes, et sur l’aspect mental lors de la séance de tirs au but. 

Vous qui représentez l’Algérie depuis 2018, comment êtes-vous devenue une des grandes nations africaines ?

Je pense que la fédération a mis les moyens pour que l’équipe nationale féminine évolue. Ils étaient conscients qu’il y avait du talent en Algérie. Et le choix du coach aussi. Quand vous avez Farid Benstiti qui vous appelle pour représenter l’Algérie, les filles viennent. Elles savent qu’il y a de grandes choses à faire.

On avait désormais des objectifs pour faire mieux que les éditions précédentes à la CAN et aussi se qualifier pour la Coupe du Monde. Aujourd’hui, on fait partie des meilleures équipes africaines. Il ne faut pas avoir peur de le dire et il ne faut pas s’en cacher.

De gauche à droite : Sofia Guellati, Morgane Belkhiter, Farid Benstiti, Inès Belloumou © Morgane Belkhiter

Sur un plan plus personnel, vous n’avez que 30 ans, mais vous vous êtes déjà formée dans le coaching et dernièrement dans l’analyse vidéo, vous pensez à la suite ?

C’est important de préparer son après-carrière, parce qu’on ne touche pas des millions chez les filles. Je suis une passionnée de foot, j’ai toujours aimé le foot, le sport. J’ai passé mes diplômes pour coacher, même si quand on est joueuse, ce n’est pas évident de faire les deux en même temps.

J’ai des projets de coacher, ou dans les académies. Je l’ai fait à Soyaux et au Stade Brestois avec des U11 et U13. J’ai aussi travaillé avec la Player Academy à la Ciotat, une académie de foot avec des jeunes de U6 à U14. Là, je passe mon diplôme d’analyse vidéo. On verra ce que l’avenir me réserve. Je me donne encore deux ans en tant que joueuse pour voir.

« j’ai été hospitalisée pendant deux jours lors de la CAN. J’ai perdu 3 kg, je ne mangeais plus. J’ai reçu beaucoup de critiques contre la Côte d’Ivoire et le Malawi ensuite, mais les gens ne savent pas que j’étais malade. »

Et il faut aller chercher cette place dans la sélection pour le Mondial aussi

Oui, il y a la Coupe du Monde. Je réfléchirai à tout ça après. Je me dis quand même que j’ai 30 ans et qu’il faut préparer. Mais je ne me pose plus forcément la question de si je dois arrêter ou pas aujourd’hui.

Mon premier objectif est de reprendre du plaisir et de retrouver mon niveau. J’aimerais aussi performer avec Saint-Malo, faire une très bonne saison en D1 et obtenir le maintien avec Saint-Malo. Ça serait historique.

Parce qu’avec l’Algérie cet été vous n’aviez finalement pas retrouvé votre meilleur niveau ?

Peu de gens le savent mais j’ai été malade et hospitalisée pendant deux jours lors de la CAN. J’ai perdu 3 kg, je ne mangeais plus. J’ai attrapé une bactérie la veille du match contre le Maroc. Je suis revenue contre le Kenya lors du dernier match de poule, mais je suis restée sur le banc, je n’étais pas à 100%.

Et puis même contre la Côte d’Ivoire en quarts, je ne devais pas jouer. J’avais des moments d’absence. Mais je voulais me battre pour mon pays. J’ai reçu beaucoup de critiques par rapport au but encaissé contre la Côte d’Ivoire ou au carton rouge contre le Malawi, mais les gens ne savent pas que j’étais malade. Je n’ai pas triché. Quand tu joues pour ton pays, tu essaies de passer au-dessus de la douleur. De tout donner. C’est important que les gens le sachent.

Morgane Belkhiter se fait exclure dès la 21e minute contre le Malawi en demi-finales de la CAN le mercredi 12 août 2026 © CAF

Pour l’instant, je n’ai pas encore repris du poids. J’essaie de me remuscler. Il faut que je travaille beaucoup plus que d’habitude. Je le sens, je suis moins explosive, moins puissante, moins rapide. Le but est de revenir bien en forme pour Saint-Malo, performer, aider l’équipe et être présente dans la liste de 23 pour la Coupe du Monde avec l’Algérie. Ce serait incroyable.

Propos recueillis par Julien Helle-Nicholson

Photo principale © FAF / CAF

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