L’UEFA a publié un communiqué ce vendredi pour s’opposer à la proposition de la FIFA qui souhaite organiser une Coupe du Monde tous les deux ans, craignant des conséquences néfastes pour le football féminin.
L’idée d’organiser une Coupe du Monde tous les deux fait son chemin et séduit de plus en plus en haut lieu. La FIFA réfléchit très sérieusement à la question aussi bien pour le football féminin que masculin. Elle a d’ailleurs commandé des sondages pour recueillir l’avis des fans et organisé des forum avec des grandes stars du football pour convaincre le grand public.
« Des impacts sportifs, économiques, sociétaux qui altéreront fondamentalement le développement du football féminin. »
En Europe, l’UEFA ne l’entend pas de cette oreille et a pondu un communiqué cinglant ce lundi pour s’opposer au projet piloté par le Français Arsène Wenger. L’instance craint notamment qu’une organisation bisannuelle soit néfaste pour le football féminin.
Elle prévient ainsi que « les plans proposés par la FIFA auront des impacts sportifs, économiques, sociétaux préjudiciables qui altéreront fondamentalement le développement du football féminin. »
Saturation de marché et perte de visibilité
Dans sa déclaration publiée ce lundi sur son site et signée par de grosses fédérations (Angleterre, Allemagne, Italie, Pays-Bas mais pas la France), l’UEFA développe ce qui pourrait nuire au football féminin. Selon elle, le fait d’organiser un Mondial tous les deux ans provoquerait une saturation du marché de la publicité et du sponsoring et donc une baisse des investissements dans le football féminin, « créant davantage d’inégalités avec le football masculin. »
À lire aussi : L’UEFA va doubler ses dotations pour l’EURO féminin 2022
Autre raison avancée, cette décision pourrait « réduire de manière significative la régularité et l’exposition des équipes nationales féminines tout au long de la saison, ce qui aura un impact négatif sur la promotion du jeu, la création de modèles et la capacité à attirer de nouveaux partenaires. »
L’institution Continentale alerte également que les petites et moyennes nations seraient moins à même de se conformer au nouveau calendrier surchargé et qu’un accroissement des inégalités entre les pays serait inévitable.
Photo © UEFA