Critiqué pour sa gestion du scandale sexuel en NWSL, le président du Washington Spirit Steve Baldwin a démissionné ce mercredi.
Richie Burke avait été le premier à perdre son poste après les révélations qui tourmentent la NWSL depuis plusieurs jours. L’entraîneur du Washington Spirit avait été licencié par son club à la suite d’une enquête de la Ligue nord-américaine pour harcèlement verbal et moral et pour comportement abusif. Il avait par ailleurs été interdit d’entraînement au sein de la ligue.
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Le président du club de la capitale s’est retrouvé sous le feu des critiques pour sa mauvaise gestion du scandale. En conséquence, Steve Baldwin a démissionné ce mercredi après avoir « entendu les inquiétudes concernant la culture d’entreprise du club et le comportement de notre ancien entraîneur. »
« à la demande de nos joueuses, j’ai décidé de quitter mes fonctions avec effet immédiat ».
« Tout le monde s’engage à améliorer la culture du club, à éliminer les distractions et à recentrer l’attention sur les joueuses et la poursuite d’un championnat. Avec cet objectif en tête, et à la demande de nos joueuses, j’ai décidé de quitter mes fonctions avec effet immédiat », a-t-il déclaré dans un communiqué.
Les joueuses interrompent un match
Jeudi dernier, le North Carolina Courage décidait de limoger son entraîneur Paul Riley (58 ans) qui fait face à des allégations d’agression sexuelle de la part de deux anciennes joueuses. La Fédération américaine a suspendu sa licence d’entraîneur.
En réaction au scandale, la NWSL avait d’ailleurs annulé toutes les rencontres programmées le week-end qui a suivi et sa commissaire Lisa Baird a posé sa démission quelques jours plus tard. Ce jeudi, les joueuses de plusieurs équipes (Washington, Gotham, Louisville, North Carolina, Portland, Houston) ont interrompu leur rencontre pendant de longues secondes pour dénoncer les abus sexuels subis par certaines de leurs consoeurs.
Mickaël Duché