Les Etats-Unis toujours au-dessus

Quatre ans plus tard, l’histoire se répète. Et les joueuses américaines sont de retour, logiquement, sur le toit du monde. Les superlatifs manquent pour qualifier cette équipe qui écrase tout sur son passage. Physiquement supérieures, athlétiques et rapides, les Américaines ont une telle force de frappe qu’elles n’ont quasiment pas été inquiétée du mondial.

13-0. Elles avaient annoncé la couleur dès leur premier match. Bien sûr, la Thaïlande, qui découvrait la Coupe du monde, s’attendait à souffrir face aux championnes du monde. Et ces dernières sont arrivées en France avec un but clair, net et précis : remporter un deuxième sacre d’affilée, ce qu’elles étaient déjà parvenues à faire en 1999, vingt ans plus tôt.

Pourtant, elles semblaient moins sereines que par le passé. Moins impressionnantes. Deuxième lors de la dernière She Believes Cup en mars, battues par les Anglaises, les Americaines s’étaient aussi inclinées en amical contre la France (3-1). Bref, elles semblaient prenables. La réalité était tout autre. Ce n’est que lors de leur quatrième match que les Americaines encaissent leur premier but, face à l’Espagne. Ce qui ne les empêche pas de remporter cette manche, ainsi que les parties suivantes, contre le 4e mondial, la France, puis contre le 3e mondial, l’Angleterre. Les équipes européennes auront tout tenté, mais même le champion continental, les Pays-Bas doivent reconnaître la supériorité des États-Unis. Elles sont encore au-dessus.

Des célébrations de joie qui se sont répétées au moins deux fois à chaque match pour les championnes du monde.
©️Jérôme Flury

Cette quatrième étoile démontre toute l’avance du championnat américain, au sein duquel évoluent toutes les championnes du monde. Même si l’écart s’amoindrit, la domination n’est pas encore remise en cause. Un phénomène qui s’explique aussi par l’envie et la pugnacité des Americaines, qui se surpassent lors des grandes compétitions et se conditionnent pour aller au bout. La préparation physique est une chose, la préparation mentale en est une autre.

Parfois taxées, et peut-être à juste titre d’arrogantes, les joueuses des États-Unis sont simplement de grandes championnes. D’immenses athlètes, qui ont parfois des décisions arbitrales favorables, mais qui ne remportent certainement pas autant de titres grâce à cela. C’est leur talent, leur professionnalisme et leur envie qui est justement récompensée. Et ces succès inspirent la génération suivante, qui sera à nouveau grande. Les petites filles aux États-Unis ont moins de complexes à jouer au soccer. Les championnats européens se développent et le règne américain va forcément prendre fin un jour. Mais cela n’est pas encore arrivé.

Jérôme Flury

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