Soyaux traverse une période compliquée. Les Charentais ont terminé premier non relégable l’an passé avec quatre victoires en seize matchs. Le club a ensuite dû se défendre auprès de la DNCG pour assurer sa survie financière en D1, et plusieurs joueuses ont pris le large.
L’ASJ Soyaux Charente a fait face à une vague de départs. 11 joueuses, dont des éléments clés comme Hawa Cissoko en défense (16 matchs de D1 la saison dernière) qui s’envole vers West Ham, la meilleure buteuse Sarah Cambot (6 buts) part à Guingamp, la milieu Anissa Lahmari voit son prêt se terminer après 13 matchs au milieu de terrain de l’ASJ.
La fuite des talents prend vraiment place à tous les postes puisque Soyaux a également dû dire au revoir à Cassandra Moinet, gardienne numéro 2, Aurélie Rougé en défense (12 matchs l’année passée) mais aussi l’expérimentée Sarah Magnier et Clémentine Canon en attaque.
Sans compter qu’au milieu de terrain, Charlène Farrugia, Angéline Da Costa, Lucie Pingeon et Manon Moreira sont toutes parties. Heureusement, malgré des moyens limités, le club a attiré plusieurs recrues. La prometteuse française Emeline Saint-Georges ainsi que la canadienne Paige Culver, titulaire indiscutable en D1 italienne la saison passée, viennent renforcer la défense.
Rachel Avant complète le milieu de terrain, et devant, Soyaux pourra compter cette saison sur la lyonnaise Jessy Roux, Coralie Austry et Nina Stapelfeldt, qui n’a pas attendu longtemps pour s’illustrer, marquant lors de son premier match de préparation avec ses nouvelles coéquipières.
Certes, le club de Soyaux avait subi un retrait de trois points au classement la saison passée, sans quoi il aurait terminé plus haut que la 10e place, mais la dynamique reste peu rassurante pour le moment du côté du club charentais. Désormais assuré de jouer en D1, le groupe va devoir se souder et se dépasser pour assurer le maintien.
Jérôme Flury